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Tome premier.
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1 1 4 ASTRONOMIE, LIV. II.

en ces termes : Utriu.ique syderis cursum in sexcent.os annos pracci-nuissc , et menscsgentium diesque ethoras, acsïtus locorum et yicospopulorum, complexus. Nous en parlerons art. \5jo.

Ilipparcjue Imagina un moyen pour trouver la distance du soleil àla terre, par l’observation des éclipses delune (1711).

3^3. Ilipparcjue observa le premier que les orbes des planètesétoient excentriques (P toi. lib. 111, cap. 2 et \), et leurs mouvemensinégaux; il écrivit à ce sujet un traité particulier contre Eudoxe etCalipjaus. Non seulement il reconnut l’inégalité de la lune , appelle©équation de l’orbite, suivant laquelle cette planete va plus vite dansson périgée et plus lentement dans son apogée (1426), mais il trouvaencore le mouvement des nœuds de la lune : il forma des hypo-thèses et des tables qui représentoient les mouvemens du soleil etde la lune ; et il auroit fait la même chose pour les autres planètes,s’il avoit pu avoir un assez grand nombre d'observations. AussiPtolémée fait-il cette remarque à l’occasion d’Hipparque: cc Le temps« depuis lequel nous avons des observations des planètes rédigéescc par écrit, est si court en comparaison de la grandeur d’une telle«entreprise , qu’on ne peut être assuré des prédictions qu’on en

« feroitpour un long espace de temps.ainsi je pense qu'Hip-

« parque , amateur du vrai, entreprit, à la vérité, ce travail jrour lescc mouvemens du soleil et de la lune, en démontrant, autant qu’il« étoit jrossible, que ces mouvemens étoient réellement circulaires ;« mais il ne l’entreprit pas pour les cinq autres planètes, du moinsce autant qu’il paraît j)ar les ouvrages que nous avons jni voir de lui »(liv. IX, chap. 2).

324. Hipparque entreprit aussi un catalogue général des étoilesfixes , et en vint à bout : ce grand ouvrage nous a été heureusementconservé dans l’Almageste de Ptolémée {liv. VII, chap. 5). O11 ytrouve les longitudes de 1022 étoiles, avec leur grandeur apjiarente.Le catalogue d’Hipparque se retrouve en citant 2 0 40* ( le toutes lespositions qui sont clans celui de Ptolémée, et il se rapporte à l’année.1 28 avant J. C., comme on peut le conclure de ce qui est dit dansPtolémée, p. i5c). Celui de Ptolémée est exact pour l’an 63 de J. C.,quoiqu’il l'ait fait bien des années après.

Pline s’explique avec admiration sur ce travail d’Hipparque : ce II<c apperçut, dit-il, une nouvelle étoile qui s’étoit formée de son« temps ; et ayant observé son mouvement depuis le jour où elle« parut, il fut porté à croire que ces phénomènes pouvoient arriverce plus souvent, et qne les étoiles réputées fixes pouvoient avoir uncc mouvement : il osa, par une entreprise digne des dieii£, donner à