Band 
Tome premier.
Seite
138
JPEG-Download
 

L I V.

|38 ASTRONOMIE, LIT. IL

équinoxes, prise dans les formules de îvî. de la Grange, on a ré-quation séculaire qui est supposée par Mayei ; ou du moins la diffé-rence est renfermée dans les limites qu’il a paru assigner lui-mèmeà son équation ; et en employant ces corrections , qui sont toutesindépendantes de la longitude de la lune l’an 3102 avant notreere, on retrouve précisément et dans la minute cette longitude dela lune.

Cette observation de l'an 3102 est très utile pour la vérificationdes moyens mouvemens du soleil et de la lune, parcequ’elle est dudouble plus éloignée que les observations anciennes qui nous sontparvenues : le mouvement de la lune , observé dans l’intervalle-.de /|383 ans , est un élément précieux ; les fastes de l’astronomien offrent point jusqu’ici d’observations séparées par un si long in-tervalle.

390. Les Indiens n’ont pas toujours été si heureux dans les déter •minations relatives aux 5 petites planètes-, mais aussi elles intéres-soient bien moins que les éclipses de lune et de soleil.

Il ne nous est rien resté de l’astronomie des Egyptiens ; mais lesmanuscrits dont les Indiens sont en possession déposent en leurfaveur; et JVL Bailly en conclut que les Indiens ont été les véritables-auteurs de l’astronomie.

Quoique les 4 tables des Indiens procèdent d’une source com-mune , les procédés en sont très variés. Les tables de Siam donnentle mouvement de la lune à l’égard du soleil; c’est ainsi que l’on ydétermine les conjonctions, les oppositions et les éclipses. Les tablesde Tirvalour procèdent par des sommes de révolutions à l’égard del’apogée ; les tables de Narsapur par des sommes semblables de révo-lutions complétés, mais à l’égard des étoiles; enfin les tables deChrisnabourain déterminent le lieu du soleil et de la lune par desmoyens mouvemens additionnés, et pris proportionnellement auxtemps écoulés dans des tables dressées exprès et semblables auxnôtres: M. Bailly en conclut une nouvelle preuve de l’anciennetéde ces tables.

La chronologie indienne ne pouvoit manquer de paroitre à M.Bailly aussi intéressante que leur astronomie, et il s’en occupe beau-coup dans son livre; celui où nous trouvons cette chronologie écriteavec plus de détail est le Bagavadam, titre qui signifie histoire divine.La langue du texte original est le Sanscretan, oiu langue sacrée desIndiens.

L’ouvrage d’Abraham Roger, intitulé Vies ei mœurs des Brami-nesj la grammaire tamulique du P. Beschi, le voyage aux Indes de