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Tome premier.
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V

] p4 ASTRONOMIE, LIV. II L

enfin les Poissons inarquoient l’usage de la pêche vers la fin de

Pliiver.

On a voulu rejeter du nombre de ces conjectures celle de la Ba-lance, prétendant que les Egyptiens ne s’en éloient jamais servis. 11est vrai que le sixième signe s’appelloit les serres du Scorpion , chelaeScorpionis; le Scorpion occupoit ou formoit deux signes, l’un par sesserres et l’autre par sa queue. On a cru que les Romains, pour célé-brer la justice de César, y avoient placé la Balance ; c’est ce qui estindiqué par ces vers que Virgile lui adresse :

.... Ipse tibi jam brachia contraint ardens

Scorpius , et cceli justâ plus parle relinquit. Georg. 1, 34 .

Mais M. Dupuis fait voir que la Balance existoit bien plus ancienne-ment dans le zodiaque, p. 2 5, et ci-après 6 o 5 .

565. Pluche explique ensuite, d’après les mêmes principes, les-hiéroglyphes des Egyptiens, les fables des Grecs , et l’origine del’idolâtrie. Le P. le Mire, jésuite ( Mém. de Trévoux, juin 1740 ),et la Nauze, en donnant l’histoire du calendrier égyptien ( Mém . deVAcad. des Belles-Lettres, tom. XIV ), ont réfuté Pluche à plusieurs-égards -, et si l’on excepte les deux exemples de Macrobe § 111 ' le Ca*pricorne elle Cancer (563), qui paraissent même encore douteux,on ne voit pas un grand fondement à'son système. Il en faut direautant du système de Macrobe, qui prétendoit aussi que les noms dessignes dépendoient de quelques rapports avec le soleil, et en étoientcomme des emblèmes (Saturn. lib. 1, c. 21 ).

566. Newton , dans sa chronologie, rapporte les constellations duzodiaque aux fables grecques ; mais Fréret, dans l’ouvrage qu’il afait contre la chronologie de Newton, lui oppose les contradictionsqu’on trouve dans les mythologistes anciens qui ont cherché parmiles antiquités grecques l’origine de ces constellations : ils sont en effettous opposés entre eux, et vont chercher souvent les raisons desfigures et des noms de ces constellations dans les faits les moinscélébrés et les moins importans de la mythologie, « 11 est plus natu-« rel, dit Fréret, de regarder les animaux dont on donnoit la ligurete aux astérismes du zodiaque, comme les emblèmes des douze gran-« des divinités qui présidoient aux douze mois de l’année, Hammon,«c Osiris, Orus et Anubis. Isis, Typhon, Mendès, etc. Il n’est pas jus-te qu’aux poissons, dont la mythologie égyptienne ne puisse fournir« 1 origine » ( Défense de la Chronologie, pag. 5oo). Nous verronsbientôt des preuves de cette origine égyptienne {Sj5 et suiv.).

567 . L’établissement des constellations qui sont hors du zodiaque