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soit dans les supplémens de 1 Encyclopédie, et dans le Journal desSavans , juin 1775. J e l’ai introduite à l’occasion de la coniete de1774 , découverte dans une partie du ciel où il y a beaucoup de peti-tes étoiles (pii n’avoient aucun nom sur les cartes célestes, et qui sontprès du Renne dont je viens de parler.
On appelle Messier en françois celui qui est préposé à la garde desmoissons ou des trésors de la terre. Ce nom semble naturellementse lier avec celui de M. Messier, notre plus infatigable observateur,qui depuis plus de trente ans est comme préposé à la garde du cielet à la découverte des coinetes. J’ai cru pouvoir rassembler sous cenom les étoiles sparsiles ou informes, situées entre Cassiopée, Cé-pliée et la Giraffe, c’est-à-dire entre les princes d’un peuple agri ■culteur, et un animal destructeur des moissons.
Cette constellation se trouve sur le globe céleste que j’ai publié en1775, et sur celui de M. Messier publié chez Fortin.
700. M. Bode, en 1786, en a consacré une à Frédéric II, roide Prusse , mort cette année-là ; elle est composée de 76 étoilessituées entf*e Cassiopée, Andromède,Pégase et le Cygne: il l’appelleFriedrichs Elire, la gloire de Frédéric.
Cons tell a Lions voisines du pôle austral.
701. Les douze constellations méridionales, ajoutées il y a deuxcents ans aux catalogues anciens, et gravées dans les cartes de Bayer,sont, I. l'Indien, Indus, ou le Triangle indien; II. la Grue, Grus;JJI. le Phénix ; IV. l’Abeille , ou la Mouche indienne , Apis ouMusca; V. le Triangle austral; VI. l’Oiseau de paradis, Apus, oudans Bayer Avis Indien; VIL le Paon, Pavo; VIII. le Toucan, oied’Amérique, Pica Indien, Anser Americanus; IX. l'Hydre mâle,Hvdrus, serpent austral; X. la Dorade ou Xiphias, Dorado; XI. lePoisson volant; XII. le Caméléon.
Le grand Nuage, Nubecula major, le petit Nuage, Nubecula mi-nor, ne sont pas proprement des constellations (840). Bayer, dansl’explication de la table 49 de son Uranométrie, dit que les constel-lations voisines du pôle austral avoient été observées en partie parAméric Vespuce, en partie par André Corsalius et Pierre de Médine;mais que Pierre Théodori, pilote très habile, les ayant décrites etrédigées à la maniéré des astronomes, les avoit publiées dans laforme la plus exacte. Les noms de ces constellations ayant été donnéspar les pilotes d’une maniéré absolument arbitraire, 011 ne sauraiten assigner l’origine (voyez Cæsius, p. 344 ).