CONNOÎTRE LES CONSTELLATIONS. 349
742. La méthode indiquée ci-dessus (738) pour reconnoître lesétoiles par le moyen d’un catalogue est suffisante ; mais elle estlongue, et exige peut-être trop d’assujettissement, sur-tout enhiver. J’ai donc cru devoir indiquer ici quelques alignemens pro-pres à faire reconnoître les principales constellations ; ce sera un
E etit secours offert à la curiosité de ceux qui sont dépourvus de glo-es, de planisphères et d’instrumens. On doit être a abord prévenuque ces alignemens ne sauraient avoir une exactitude et une pré-cision bien rigoureuse; mais quand il ne s’agit que de reconnoîtrela forme d’une constellation, il suffit que les alignemens indiquent à-peu-près le lieu où elle est, pour qu’on ne prenne jamais une cons-tellation pour l’autre.
743. La grande Ourse (fig. i) nous a servi à reconnoître l’étoilepolaire (art. 7) ; et comme elle paraît toujours, on peut s’en servir
} >our connoître plusieurs autres constellations : je commence par cel-es qui paraissent toujours à Paris.
744. Cassiopée est une constellation directement opposée à la 'grande Ourse, par rapport à l’étoile polaire ; en sorte que la ligne oule cercle qui va du milieu de la grande Ourse, ou de l’étoile e, parl’étoile polaire, va passer au milieu de Cassiopée de l’autre côté dupôle ; elle est formée de six à sept étoiles qui font comme un Y, ou,si l’on veut, une chaise renversée. Cette forme est assez équivoque ;mais les étoiles de Cassiopée se font suffisamment connoître, plu-sieurs étant de la seconde grandeur.
745. La petite Ourse est une constellation qui a presque la mêmefigure qtie la grande Ourse, et qui lui est parallèle, mais dans unesituation renversée. L’étoile polaire, qui est de la troisième gran-deur, fait l’extrémité de la queue; les quatre étoiles suivantes sontfort petites, n’étant que de quatrième grandeur: mais les deux der-nières du carré sont encore de troisième grandeur; on les appellegardes de la petite Ourse. Elles sont sur la ligne menée par le centredu carré de la grande Ours.e, perpendiculairement à ses deux grandscôtés.
746. Arcturus, qui est la principale étoile du Bouvier, est uneétoile de la première grandeur, indiquée par la cpieue de la grandeOurse (art. 7), dont eLle n’est éloignée que de 3i°, Les deux derniè-res étoiles de la grande Ourse, £et », forment une ligne qui va presquese diriger vers Arcturus.
747. Lorsque la grande Ourse est dans le méridien, on voit encoredeux étoiles de la première grandeur, la Lyre et la Chevre (738) ,Lune à l’orient et l’autre à l’occident, sur une ligne horizontale ,Tome / f| Ii