o 58 ASTRONOMIE, LIV. III.
car en la faisant tourner vers différentes étoiles inconnues, elle peutindiquer leur position, et par conséquent les faire connoître toutesfort aisément.
784. Après avoir appris à connoître le pôle du monde (7), on doitêtre curieux de distinguer aussi le pôle de l'écliptique, puisque c’estun des points les plus remarquables dans le ciel. Il est dans la cons-tellation du Dragon , sur la même ligne par les deux étoiles y et <r dela grande Ourse, les plus voisines de la queue, ou les deux suivantes;il /ait un triangle presque équilatéral avec la Lyre et a du Cygne ; ilest aussi sur la ligne menée par le milieu des deux précédentes ducarré de la grande Ourse , et par le milieu des gardes de la petiteOurse (745), 3° au-delà de l’étoile « du Dragon, qui est à-peu-prèssur la même ligne que les 3 étoiles 8, «, f du Dragon, dont la direc-tion s’étend d Arcturus à Cépliée et Cassiopée, et passe entre j'et £du Dragon , au-delà du pôle de l’écliptique; ces deux étoiles assez,voisines sont sur une ligne parallèle à la queue de la petite Ourse,et qui se dirige vers la tête du Dragon (748). L’étoile du milieu „ estcelle vers laquelle se dirigent les gardes de la petite Ourse. Enfin , lepôle de l’écliptique fait un triangle rectangle et isocele avec letoilepolaire et $ de la petite Ourse, qui est la plus septentrionale des douxgardes : l’angle droit est à l’étoile 0.
785. Pour mettre le lecteur à portée d’estimer en degrés les distan-ces des étoiles, il suffit de rapporter ici les distances de quelques unesdes plus remarquables. Arcturus est éloigné de 3o° 29' de la derniereétoile » de la queue de la grande Ourse; les deux extrêmes des 3étoiles du baudrier d’Orion sont éloignées de 2° 44' ; les deux épau-les sont distantes de 7 0 32'3; la Chcvre est éloignée de Castor, laplus boréale des deux têtes des Geineaux, de 3o° o'; Aldébaran estéloigné de Sirius de 45° 58' 5, de la Chevre 3o° 43' j, de l’épaule oc-cidentale a d’Orion i 5°47'|; Sirius est éloigné de Rigel de 23° 40';Procyon de Régulus de 37° 20', de Rigel 38° 37*3; le cœur du Lion-de l’épi de la Vierge 54° 2 ; l’épi de la Vierge d’Arcturus 33° 2' ; l’épid’Antarès 45° S2 1 ; Arcturus de Régulus 5 <)° 49', d’Antarès 56° 4' j ;An tarés de l’Aigle 6o° 9' ; ; la Lyre de l’épi 87° 46’, de l’Aigle 34° 9',de la queue du Cygne 23° 62'; la queue du Lion de l’épi 35 ù 2'(Edward Bernard, Philos. Trans. n°. 158, p. 5y4; Abrégé, toin. I yp.243.)
O11 peut trouver un grand nombre de ces distances exactementmesurées dans les livres de Tycho, dans Riccioli ( Astronom . refor.p. .219 ; Al ma g. n. tom. I, p. 426), dans Hévélius ( Mach. Cœl. liv.IV), et dans le premier volume de Flamsteed ; mais on s’en sert fort