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Tome premier.
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^ 1 4 ASTRONOMIE, LIV. V.

qui est vrai (2804): il n’est pas vraisemblable, dit-il ( Epist.; astrorupag. 167), que l’espace compris depuis le Soleil jusqu’à Saturnesoit 700 fois plus petit que la distance des étoiles fixes , sansqu’il y ait d’autres astres dans l’intervalle -, c'est cependant cequ’il faut supposer , puisqu’elles n’ont pas une minute de pa-rallaxe annuelle. D’ailleurs les étoiles de la troisième grandeur,dont le diamètre apparent est d’une minute , seroient égalesà l’orbe annuel de la Terre tout entier, si elles avoient seule-ment une parallaxe annuelle d'une minute , car la parallaxeannuelle est l’angle sous lequel l’étoile voit l’orbite de la Terre;et si cet angle est le même que celui sous lequel nous voyonsl’étoile, il faut que 1 étoile et l’orbite soient égales : or, il n’a pas uneminute de parallaxe; ainsi le diamètre est encore plus grand quela parallaxe: l’étoile seroit donc plus grande (pie l’orbite entièrede la Terre, et ce seroit bien autre chose pour les étoiles de lapremière grandeur qui, suivant Tycho, ont jusqu’à 2 ou 3 mi-nutes de diamètre apparent.

Ces objections n’auroient pas eu lieu dans ce siecle-c'i ; Tychoauroit appris que les cometes et Herschel, par des orbites beau-coup plus grandes qne celle de Saturne, remplissent une partiede cet espace immense dont le vide lui paroissoil inconcevable;il auroit su , par la découverte des lunettes, que le diamètre appa-rent des étoiles de la première grandeur n’est pas d’une seconde(2809), et qu’ainsi on n’est point obligé de les supposer d’unegrandeur si prodigieuse. Mais quand il faudrait admettre un in-tervalle immense vide d’étoiles et de planètes, et convenir queles étoiles fixes que nous appercevons sont incomparablementplus grosses que le Soleil, je ne vois pas. qu’il en résultât riencontre le système de Copernic; les étoiles, plus rapprochées et pluspetites dans le système de Tycho, sont une chose trop indif-férente pour former une preuve en sa faveur, puisque nous n’a-vons d’ailleurs aucune connoissance de leur grandeur réelle, nonplus que de leur distance (2807).

1100. Tycho demande encore (page 167) comment 011 peutconcevoir le mouvement de parallélisme de l’axe de la Terre, etcomment un seul et même corps peut avoir ainsi deux mouve-niens différens , l’un qui transporte le centre du globe, et 1 autrequi change la position de son axe. Mais le parallélisme de l’axe dela Terre 11’est point un mouvement particulier, comme le supposoitTycho, qui en faisoit toujours, comme Copernic, un troisièmemouvement de la Terre (i 1 13 ) ; c’est une situation naturelle de 1 axe,