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Tome premier.
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SATELLITES

TABLES pour calculer les éclipses des quatre satellites de Jupiter.

Par M. de Lambre.

Ces tables sont le résultat d’un travail immense, dont M. de Lambres’est occupé pendant près de deux ans avec une intelligence, une assi-duité et des forces dont il y a peu d’exemples. La théorie des attrac-tions mutuelles des satellites, donnée par M. de la Place dans les Mé-moires de l’académie 1784 et 1788, a fourni la forme des équations ;mais il falloit en déterminer les valeurs par une multitude d observa-tions qui donnoient des équations de condition ; il falloit éliminertoutes les inconnues, et introduire dans les tables des satellites les pertur-bations de Jupiter. Mais ce travail a été couronné du plus grand suc-cès, puisque ces tables s’accordent avec les observations d’une maniéréqu’on n’auroit osé espérer. Elles sont dégagées de toutes les équationsempiriques qu’on avoit employées jusqu’ici.

On a conservé autant qu’il étoit possible la forme des tables de War-gentin, qui étoient dans la seconde édition de cette astronomie : ainsi lapremière table contient pour chaque année la première conjonctionmoyenne du premier satellite ( art. 29 55 , 3o2Ô ). Ces époques sontdiminuées de 44 ' 4^5 somme des équations soustractives ; elles don-nent les conjonctions moyennes telles qu’on les observeroit si l’aber-ration n’existoit pas, c’est-à-dire si la propagation de la lumière étoitinstantanée.

L’argument A (2ç 56 ) est l’anomalie moyenne de Jupiter, expriméeen centièmes de degré, calculée suivant les nouvelles tables de Ju-piter, et ayant égard à la grande inégalité de Jupiter (pag. 148 )•

L’argument S est l’anomalie moyenne du Soleil en dix millièmesde la circonférence.

L’argument B est la longitude moyenne du Soleil moins la longitudehéliocentrique moyenne de Jupiter, moins la somme des perturbationscalculée pour l’instant de la première conjonction moyenne de l’an-née et diminuée de la plus grande équation du centre, tant de celle deJupiter que de celle du Soleil, en sorte qu’en ajoutant à B l’équation ducentre actuelle de Jupiter, prise avec un signe contraire et augmentéede la plus grande équation, et de plus l’équation du centre actuelle^du Soleil augmentée pareillement de la plus grande, B sera la difféyrence entre la longitude vraie du Soleil et la longitude héliocentriquevraie de Jupiter, exprimée en dix millièmes de la circonférence.