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Tome second.
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DE LA PLUS GRANDE EQUATION. tfj

de i f 5o" par siecle : dans la piece de 1752, il trouvoit à-peu-près lamême chose; et cette diminution s’accorde en effet avec celle qu’atrouvée M. de la Grange.

Par les recherches que je fis sur la théorie de Saturne, d'aprèsl’inégalité que j'avois remarquée (1167), je trouvai que pour satis-faire aux observations faites depuis 1760, il falloit supposer l’équa-tion de 6 ° 23 ' 19", et c’est ainsi que je l’employai dans mes premièrestables : cette équation ne satisraisoit pas aux observations plus an-ciennes ; il étoit impossible de les concilier avec les plus récentes,sans connoître les derangemens de Saturne, et je préférais destables qui fussent exactes pour le temps où nous étions ( Mém.1768 ): mais M. de la Place ayant fait de nouveaux calculs sur lesdérangemens de Jupiter et de Saturne, M. de Lambre les ayantcombinés avec un grand nombre d’observations recalculées avecun nouveau soin, il en résulte que la plus grande équation de l’orbitede Saturne étoit, en 1760, 6° 16' , en supposant avec M. de la

Place qu’elle diminue d’une seconde et un dixième par année.

1270. L’équation de Herschel n’a pas pu être déterminée jus-qu’ici avec certitude; suivant les calculs de M. de la Place et lestables de M. Nouet, elle est de 5 ° 27' 16”; mais le P.Fixlmillner lafait de 5 ° 16' 58 " ( Ephém . de Berlin 1789); etM. Orianila porte jus-qu’à 5 ° 32 ' 59" ( Ephém. de Milan 1780 ): mais cette année 1788 lestables françoises s’accordent un peu mieux avec l’observation , ainsije les préférerai pour le présent.

1277. Les excentricités et les équations que nous avons détermi-nées jusqu’ici ne sont pas constantes : M. de la Grange ayant calculéavec grand soin les variations que donne la théorie de l’attraction,les a trouvées telles qu’on les voit dans la table suivante pourchaque planete, parl effet de chacune des autres ( Mém. de Berlin1782, p. 220 ).

On voit par exemple dans cette table que l’équation de Mars aug-mente de 3 y"o 8 par siecle, dont 3 " 66 sont dues à l’action delàTerre, et i" 3 o à l’action de Saturne.

Cette table suppose la masse de Vénus 1, 3 1, par rapporta cellede la Terre, et je crois qu’il ne faudrait prendre que le tiers des troisquantités de la seconde ligne, qui sont l’effet de Faction de Vénus.On en verra les raisons ( 3555 ). L’équation de Herschel diminue deo"oi par l’action de Jupiter, et de o"io parcelle de Saturne , suivantdes calculs faiLs en 1788 par M. de la Grange ; mais les variationspériodiques delà planete sont très sensibles, comme je in en suisassuré par le calcul des attractions de Jupiter et de Saturne.