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Tome second.
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^6 ASTRONOMIE, LIV. VI.

et l’excentricité 14183,8, la distance du Soleil étant 100000 ; c’estd’après ce résultat que M. de Lambre a calculé la nouvelle tabled’équation dont je fais usage actuellement ( Connuiss. des temps

179° )•

1274. L’équation de Jupiter est difficile à déterminera causedes dérangemens qu'il éprouve. Les oppositions observées en 1720et 1728 donnent pour la différence du mouvement vrai 5 S 27 0 46'40"; et comme dans l’intervalle de ces observations on a pour lemoyen mouvement 5 ’ 16° 5 o ' i 5 ", la différence io° 56' 2.5" est ledouble de la plus grande équation (1260). Aussi Cassini en conclutque l’équation du centre est de 5 ° 28' 12" j ( Elém. d’astr. pag. 423 ).Par d’autres oppositions il trouvoitde 5 ° 27' à 5° 32'.

Les observations de Ptolémée faites vers l’an 1 36 ,de J. C. don-nent la plus grande équation encore plus petite; suivant le calculde Cassini, elle étoit de 5° 12' 4.0"; suivant Wargentin, 4° 5y' 27". Etl’on voit en effet quelle diminue à mesure que l’on remonte auxanciennes observations. Cassini en avoit cléja fait la remarque( pag. 429 ), pour donner lieu d’examiner dans la suite s'il y auroitencore une semblable augmentation dans l’équation de Jupiter.

M. Bailly ayant comparé entre elles diverses oppositions deJupiter, corrigées .par les équations qui viennent de l’attraction deSaturne, a trouvé par un milieu entre divers résultats 5° 12' 10"pour l’an 1 36 ; 5 ° 3 P 53 " pour i 5 qo ; 5 ° 3 i' 36 " pour 1661 ; et 5 ° 33 f23" pour 1762; en sorte que l’augmentation de cette équation luiparoissoit d’environ 1' Igj" par siecle. Wargentin avoit trouvé 5 °34' 1" pour 1760; avec un accroissaient de 2' 1 5" par siecle, etje l’avois employé ainsi dans mes premières tables. Mais par denouveaux calculs, faits sur une théorie plus rigoureuse, M. de laGrange a trouvé l’augmentation de 56 '' j seulement. Quant à lavaleur actuelle de l’équation, M. de Lambre, par les calculs de lanouvelle inégalité de Jupiter, que M. de la Place a fait connoître ,trouve pour 1760, 5 ° 3 o' 38 ", en supposant une augmentation de55"36 par siecle.

1270. L’équation de Saturne est également difficile à déterminer,par les observations ; Cassini, par un grand nombre d’oppositionsdepuis 1680 jusqu’en 1716, prises trois à trois, la trou voit de 6“3i' 38 ", et c’est à peu près celle qu’il employoit dans ses tables(Elémens d’astron. pag. 3ji ), et elle approche également de cellequi est dans les tables deHalley, 6 ° 32' 4".

Euler, dans la piece qui a remporté le prix de l’académie en1748, suppose cette équation de 6° 32' 10", avec une diminution