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Tome second.
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J 48 ASTRONOMIE, l I V. VII.

l’Amérique (Huctii Demonslralio evangelica, 1679, in-fol. pag. 84);chez les Péruviens (Garcilasso de la Vega, Commentarios réales delos incas , Vil, 5 et 7. Goguet, I, 219, 1/1-4°); dans l'isledeTaïd(Voyage de Cook en 1778). Il étoit également chez les Turcs (Gcuf-fraus de Turcarum religione, J. 2 , pag. 53 ).

1403. lise passe 29 jours et demi d’une nouvelle Lune à l’autre;c’est une observation facile, et les premiers pasteurs ne manquèrentpas de la faire; c’est ce qu’on appelle mois lunaire, Lunaison, ourévolution synodique de la Lune: nous en verrons bientôt une dé-termination rigoureuse ( 1422). Cette lunaison fut la plus anciennemesure du temps (58, 253). On en composa des années lunaires(253, 1534, 1602).

1404. En observant avec attention les phases de la Lune, on dutremarquer naturellement que les éclipses de Soleil qui paraissent aumoins tous les 2 à 3 ans, arrivent entre le dernier croissant d’uncours de Lune fini et la première phase d’une nouvelle Lune, c’est-à-dire, entre le temps où la Lune s’approche le plus du Soleil, etcelui où elle commence à s’en éloigner par le côté opposé : on apper-çoit alors sur le Soleil un corps rond et parfaitement noir-, on le voitse glisser peu à peu devant le disque du Soleil et en intercepter lalumière, du moins en partie; quelquefois se placer dans le milieu deson disque, et y paraître environné d’une couronne de lumière;d’autres fois enfin le couvrir en entier et nous plonger dans les téne--bres, comme on l’a vu à Paris en 1724 (art. 1770).

Les premiers observateurs comprirent bientôt que ce corps obscurne pouvoit être autre chose que celui de la Lune , qu’on-avoit vu lesjours précédens s’avancer de plus en plus vers le Soleil, et qu’onvoyoit ensuite un ou deux jours après de l’autre côté ou à l’orient duSoleil, s’en éloignant avec la même vitesse.

La Lune, après avoir intercepté la lumière du Soleil en plein jour,pavoissoit absolument noire et opaque : on comprit par-là qu’elle 11ebrilloit qu’autaut qu’elle étoit éclairée, et que le côté qu’elle tour-noit vers nous dans le temps d’une éclipse du Soleil ne pouvant rece-voir aucune lumière du Soleil, ne nous en rendoit aucune. C’estainsi que les premiers observateurs virent que la Lune étoit unglobe opaque et massif qui u’avoit pas de lumière par lui-mêine, etqui n’étoit lumineux que dans la partie éclairée par le Soleil; onvoyoit d’ailleurs que la Lune n’étoit jamais plus lumineuse que quandelle étoit opposée au Soleil, de maniéré à être vue de face, et à nousréfléchir toute la lumière que le Soleil envoyoit sur sa surface ou sur