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Tome second.
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DES PHASES IÎE LA LUN I. 147

trouve celle de la plupart de nos fêtes dans les cérémonies des an-ciens ( Casali , de comparalione riluum Christ, et Pagan. ).

1402. O11 retrouve dans les histoires de tous les peuples du inondecetLe coutume de se réunir sur les hauts lieux ou dans les déserts,d’observer la nouvelle phase, de célébrer la néoménie par des sa-crifices ou des prières ; la soleinnité particulière de la nouvelle Luneoui concouroit aveclessemailles, et celle qui suivoitrentière récoltedes productions de la terre , se trouvent dans toutes les histoires -, lesfêtes et les sacrifices de la nouvelle Lune et du commencement dechaque mois sont rappellés en plusieurs endroits de l’Ecriture,comme un ancien usage (Isaiae /, i3. Nam. X , 10. XXVIII, 11.Reg. 1 , 9, v. 12, et 20, v. 5). Spencer a fait une dissertation pourprouver que les Juifs avoient reçu des Païens cet ancien usage; ilciLe à ce sujet un grand nombre d’auteurs. (Jo. Spencer, de legibusJJebraeorum ritualibus. Lipsiae \6o5 , in- 4°, h IH > c. 1, dissert. 4,pag. 1043. Voy. l’Encyclopédie au mot Néoménie ).

La nouvelle Lune c toit annoncée par le bruit des trompettes.(Judith VIII, 6. P salm. 80, v. 4. Scaliger, de emendatione temporum,1. III y pag. 223, édit, de 1629). Horace fait mention de ces fêtes sousle nom de tricesima sabbata, l. /, sat. 9, v. dp, Cœlo supinas si tule-ris manus nascente It/nâ , 1. III, ode 23. Les Juifs observent encorela Lune quand elle est nouvelle, et ils en font l’objet d’une cérémo-nie religieuse ( Buxtorfi Sjnagoga judaïca, Bàsilcae , in-8°, 1641, c.1 y, pag. 336). Delà l’usage de sacrifier sur les montagnes où 011 al-loit pour observer la nouvelle Lune. Cet usage étoit déjà dansl’Egypte (Maimonid , ou Mossei, Dax dubitantium , /. 111, c. 46),aussi bien qüe celui de sacrifier dans les nouvelles Lunes (ibid. c. 47).

La fête de la nouvelle Lune avoit lieu chez les Ethiopiens d’Afri-que ( Itineranum Alexandri Geraldini, Romac 1631 /. IX, pag.

i5o); chez lés Sabéens de l’Arabie heureuse ( Hotlinger, historiaorientalis, l. /, c. 8, pag. 279, ed. in- 4 0 , r66o); chez les Perses( Halcuit’s Voyages , tom. 11, pag. 399 ) ; chez les Grecs, comme leprouve fort au long Jean Meursius, Graecia fcria ta , Lugd. Batav.1619, in- 4 0 , pag. 210, au mot Les Olympiades établies par

Iphitus commencoient à la nouvelle Lune (Samuel Petit, LegesÂLticae, in-fol. 1635, pag. 69). Les Romains avoient aussi cette fête(Macrobe, Satura. L 1, i5, pag. 181, ed. de 1694. Pline, /. XVI, àla hn). La cérémonie du gui chez les Gaulois se faisoit à la nouvelleLune, et le Druide portoit un croissant comme on le voit dans lesfigures anciennes (Pelloutier, Hist. des Celtes). On a trouvé cetusage chez les Chinois ( Scaliger, pag. 118) ; parmi les Caraïbes de