PERIODE DES ÉCLIPSES. I
mêmes : il en conclut que les défauts de la théorie avoient au moinscette régularité; et pour en tirer parti, il forma dès-lors le desseind’observer la Lune sans interruption pendant une période enlierede 18 ans ( 53 y).
1502. On trouve dans les tables de Halley un catalogue deséclipses de Lune et de Soleil arrivées depuis 1701 jusqu’en 1718;il donna pour chacune le temps moyen du milieu de l’éclipse, l’a-nomalie moyenne du Soleil, l’argument annuel, et la latitudede la Lune. Pour que cette table pût servir à trouver les éclipsesdans d’autres périodes, il y joignit deux autres tables pour cor- 1riger la période moyenne, suivant les positions du Soleil et delàLune , parcequ’en effet le retour n’est pas assez rigoureux pourqu’on puisse en tirer sans examen et sans correction l’heure et laquantité de l'éclipse. Boulliaud avoit fait cette remarque long-tempsavant Ilalley; l’éclipse de Lune du 3 i janvier i 58 o avoit été to-tale, celle du 10 février i 5 p 8 ne fut que de n j doigts , celle du 14mars i 634 ne fut que de 11 doigts , celle du du 27 avril 1706 de 5j,celle du 29 mai 1760 de trois cinquièmes de doigt; enfin, le 10 juin1778, après dix périodes accomplies, il n’y avoit plus d’éclipse,parceque la période ne ramene pas la Lune à même distance dunœud (M. le Gentil, Mém. acad. 17 56). Par la même raison, leserreurs des tables doivent devenir différentes après quelques pé-riodes : le 18 octobre 1641, celle des tables de Flamsteed étoit,suivant M. le Gentil, de 2 '6" en excès; mais, le 23 décembre 1749,elle étoit de P 11" en défaut : l’erreur des tables avoit donc variéde 3 ' 17" dans l’espace de 6 périodes; ce qui fait 33 " de change-ment pour chacune. L’éclipse du 20 janvier 1647, comparée aveccelle du 27 mars 1750, donne 45 " pour la différence de l’erreur destables de flamsteed à la fin de chaque période. Ainsi, quoique cettemaniéré de connoître et de prédire l’erreur des tables fût bonnedans le temps où l'on craignoit de la part des tables plusieurs mi-nutes d erreur, elle n’est plus nécessaire actuellement que nousavons des tables dont l’erreur ne va jamais à une minute ; mais elleest utile pour trouver promptement les jours où il doit y avoir éclipse.
1 5 0 3 . La période de 621 années juliennes est plus exacte , etM. Pingre s’en est servi avec avantage, en calculant les éclipses pourun espace de îoooans avant l’erevulgaire;l’incertitudesur la latitudede la Lune n’est que de 2'. Pour trouver le temps d’une éclipse par le"moyen de celle qu’on observe, on ôte de celle-ci 52 1 ans 3 h 3 ajoutantun jour, si l’on part des dix derniers mois d’une année bissextile ,ou des deux premiers mois de l’année suivante; on ajoute 4 0 5.7 ; à