1^4 ASTRONOMIE, L I V. VII.
sin. argum. Iatit.— 2anom. inoy. (£sin. argum. Iatit. — 3 anom. moy. (£sin. 2 dist. (£ © — argum. Iatit. -4-anom. Osin. 2dist. (£©— argum. Iatit. — anom. Qsin. 2dist. (£©—arg. Iatit.H-anom. moy.sin. 2dist. CO—arg. Iatit.—anom. moy. Cai. — o,* sin.2dist.C0—arg. lat.—•2anom. moy. C
Parmi les autres équations que donne la théorie , il n’y en a au-cune qui passe 2", et l’auteur les a négligées dans ses tables ; il pa-roît même que dans les précédentes ou eu pourroit négliger cinq ousix, quant à présent; car les erreurs des tables pour la latitude vontsouvent à plus d’une minute, malgré toutes ces équations.
Période de éclipses en 18 ans, ou deux cents vingt-trois
lunaisojis.
V.
—
25" 1
VI.
-f-
VIL
—
9,0
VIII.
—
3,7
IX.
—
2,2
X.
15,9
XI.
—
5,2
i5oi. Nous avons dit (3o3, 1425) que les anciens astronomes,long-temps avant Hippanpie, avoient appetçu le retour constantdes éclipsés, après une période de i8ans et 10 jours (B) , dontla quan-tité moyenne est de 6585 jours j h (A/niag. IV, 2). Pline dit
aussi qu’il est certain que les éclipses retournent dans le même or-dre en un espace de 223 mois (lib. 11, cap. i3). C’est pourquoiHalley appelle cette période la Période de Pline; il l’appelle aussiSara s ou Période calddiquc ( Philos. Trans. 1692, n°. 194; Actaérudit. 1692 , pag. 529). Nous parlerons du saros ( 1572).
Les éclipses ne peuvent revenir dans le même ordre, malgré lesinégalités de la Lune, à moins que ces inégalités n'aient aussi lamême période ; d’où Halley conclut que les inégalités et les erreursdes tables, quoiqu’imparfaitement connues, dévoient cependantrevenir les mêmes au bout de 223 lunaisons; en sorte qu’une erreurobservée devoit sufhre pour annoncer celle qui auroit lieu 18 ansaprès, malgré l’imperfection des tables de la Lune.
Halley, dès l’année 1684, avoit fait usage des 18 ans pour prédireles éclipses : on avoit observé, le 22 juin 1666 (vieux style), uneéclipse de Soleil à Londres et à Dantzicx; il s’en servit pour pré-dire celle du 2 juillet 1684, en y employant la même erreur qu’ilavoit reconnue dans les tables pour le 22 juin 1666, et sa prédic-tion se trouva vérifiée à la minute ; enfin , il trouva que , même horsdes syzygies, les erreurs des tables se retrouvoient presque les
(a) On compte onze jours, s’il n’y a que quatre bissextiles dans les 18 ans rc’est-à-dire, si l’on commence par l’année qui suit la bissextile, ou les deuxpremiers mois de l’année d'après.