208 astronomie, liv. VII.
3 a' 56 " 458 . Il faut les corriger comme les équations XXI et XXIIdu mouvement en longitude.
On seroit tenté de croire que ces équations du mouvement ho-raire sont le changement qui arrive en une heure dans chacune deséquations de la Lune; mais il y a une différence sensible : par exem-ple, la neuvième équation donne 2" pour le mouvement horaire,tandis que l’équation de la Lune, correspondante au même argu-ment, 11e change jamais d’un dixième de seconde par heure. Ces2" viennent de la combinaison de deux autres argumens ; en effetle changement horaire de l’évection , 42^2 cos. E, change d’autantl’anomalie A. Or, le changement de l’équation est 2 e cos. A. d A( 3446 , 3486). Si dans la valeur de dA on substitue, outre le moyenmouvement, 42'^ cos. E, l’on aura'4" cos. E. cos. A, ou 2" cos.(A—E), etc. ( 38 x 5 ); or A—E revient à deux fois la distance duSoleil à l’apogée de la Lune : ainsi l’on trouve 2" pour l'équation IXdu mouvement horaire. M. de Lambre a discuté le premier ceséquations d’une maniéré complété dans un mémoire lu à l’académieen 1788, et qui sera imprimé dans les Mémoires de Montpellier,tom. III.
1621. Quand on a des longitudes calculées de 12 en 12 heures,comme dans la Connaissance des temps , ou le Nautical almanacK ,on peut en conclure le mouvement horaire avec une très grandeprécision. En effet, lorsque l’on prend la douzième partie du mou-vement de la Lune entre midi et le minuit suivant, l’on a le mouve-ment horaire qui avoit lieu à six heures , c’est-à-dire, vers le milieude 1 intervalle qu’il y a eu entre les deux longitudes employées ; carle mouvement horaire croît ou décroît d’une maniéré qui est sensi-blement uniforme depuis-midi jusqu’à minuit.
Par la même raison, si l’on prend la douzième partie du mouve-ment, entre minuit et le midi du lendemain, on aura le mouvementhoraire à i8 h , comme dans l’opération précédente on l’a eu vers6 h . Ayant donc le mouvement à 6 k et à 18, il ne sera pas difficile dele trouver aussi pour toute autre heure.
1 522 . La même méthode sert pour trouver le mouvement ho-raire en ascension droite, et en temps ; car, connoissant le retarde*ment diurne et inégal de la Lune, deux jours de suite , pour vingt-quatre heures, on peut trouver le. retardement horaire pour uneheure quelconque. Cela est souvent utile, sur-tout pour trouver lalongitude en mer par le moyen de la Lune, comme on le peut voirdans YEiatdu ciel de M. Pingré, pour 1737.
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