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Tome second.
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î)£$ OBSERVATIONS DE LA LÜNE. 20g

Observations de la Lune.

i 5 a 3 . Pour établir et confirmer les théories précédentes , on aen besoin d’un grand nombre d’observations; mais je ne puis queles indiquer ici. Les observations anciennes qui servent à détermi-ner les moyens mouveinens de la Lune , de son apogée, et de sonnœud, sont d’abord trois éclipses de Lune, observées ci Babyloncpar les Caldéens (1419)5 qui sont les plus anciennes des dix éclipsescaldéennes que Ptolémée nous a conservées dans son Almageste.On trouve ensuite celles de Plolémée lui-même, et celles de Tycho-Brahé, qui ont été calculées par Longomontanus , mais qu’il seroitpeut-être utile de vérifier, et de réduire par les nouveaux élémcns.11 en est de même des observations d’Hévélius, et de Flamsteed, quisont en très grand nombre (voyez. Machina cœlestis, et Historiacœlestis ). Celles qui furent faites à Paris sont dans Y Histoire cé-leste, publiée par M. le Monnicr en 1 741 • Elles n’avoienL jamais étédiscutées et calculées ; la Caille et M. Bailly en ont examiné qua-rante-deux ( Mém . 1760) : ce sont les plus anciennes qui aient étéfaites avec la précision qu’on exige aujourd’hui, et les plus exactesqu’on puisse avoir du dernier siecle. La Caille avoit fait ensur les anciennes observations, un travail considérable; il déter-mina l’erreur du mural de la Hire, qui alloit jusqu’à 34 f \ les élé-mens du Soleil ( 1266, i 3 i 3 ), la position de Sirius (2776) ; il a vé-rifié par ces calculs l’accélération de la Lune ( 148 6).

Halley, en 1682 et 1684, observait la Lune à Islington près deLondres , dans le dessein de faire servir ses observations à corrigerles tables de la Lune par la période de 18 ans ( i 5 oi ); ces obser-vations sont rapportées à la fin de /’ Astronomie Caroline, édition de1710. Dans la suite Halley fit, dans la même vue, la plus nombreusecollection qu’on ait vue d’observations de la Lune; elle commenceà 1722, et finit au commencement de 1740- Elle renferme plus de2000 observations, calculées et comparées avec ses tables; mais ces.observations supposent les lieux des étoiles tirés du catalogue deFlamsteed : elles sont exposées à des erreurs d’une minute, et ilseroit important de recourir aux manusciits originaux de Halley,pour rectifier ses conclusions, et vérifier ses calculs ; avec cette pré-caiition, on pourroit profiter encore de cet immense travail. Les re-gistres originaux de Halley, ainsi que ceux de Flamsteed, sont àl’Observatoire de Greenwich : le bureau des longitudes a donné centlivres sterlings (2460 livres) aux héritiers de l’un et de l’autre.

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