210 ASTRONOMIE, 1 I V. VII.
Parmi les observations modernes les plus exactes, nous avons 3 1observations de la Lune, faites en 1751 et 1752, à l’occasion des re-cherches de la parallaxe de la Lune ( i 65 o) : le soin qu’on apportaà les faire, et celui que la Caille mit à les calculer, assure l’exacti-tude de ces observations, et je crois qu’on n’en sauroit guère trou-ver de meilleures; elles sont dans le sixième volume des Ephém.pag. liij. Il y a aussi 104 observations de la Caille , faites au collegeMazarin en 1760 et 1761, et 67 de M. d’Agelet, calculées par M. deLambre dans le 8' volume des Ephcniérides, que j’ai publié en 1783.
1524. La plus belle collection qui existe est celle de 1137 obser-vations de Bradley, entre 1760 et 1760, calculées et réduites par luiet par Gaël Morris ; elles ont paru dans le Nautical almanach pour1774 et 1778, et dans la Connoissance des temps de 1779. Ces ob-servations ont servi à corriger les tables de Mayer ( 1460,1472). Lesmanuscrits des observations de Bradley furent remis entre les mainsde Bliss, son successeur à Greenwich, d’où ils ont passé à l’univer-sité d Oxford. Je fus témoin , le 9 juin 1763, d’une délibération dela société royale de Londres qui en ordonna la publication ( Connais .desmouv. cèl. 1767); M. Hornsby est occupé de l’impression : j enai vu un volume in-folio à Oxford, en 1788, déjà imprimé ; la santéde M. Hornsby a été la seule cause du retard. On trouvera beaucoupd’observations de la Lune dans les recueils que j’ai cités (1399),principalement dans celui de M. Masnelyne, dont les observationsmériteraient sur-tout d’être calculées : j’ai déjà commencé ce travailpour une partie, et M. Masxelyne les fait calculer actuellement àGreenwich, où l’on observe la Lune tous les jours avec une assiduitéet une précision dont il n’y avoit point d’exemple.