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Tome second.
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236 ASTRONOMIE, L I V. V I II.

Jute Africain, auteur clu second siecle, qui composa une chroniquegrecque; mais elle est également perdue. George, surnommé le Syn-celle, qui, dans le huitième siecle, a écrit Une chronograpliie engrec, cite un passage de Bérose, qui avoit été îapporté par Jule Afri-cain , où il s’agit du Sossos, du Ncros et du Saros, et c est là le seulpassage ancien où il en soit parlé. Le Syncellie cite AnianusetPano-dorus qui avoient prouvé que le Sossos étoitde 60 jours , le Nerosde 600 jours, et le Saros de 36oo jours, ou 9 années communes, dixmois et onze jours. M. le Gentil, d’après M. Fugeres, fait aussi leSaros de dix ans (JVIém. îyôôQFréret a cru que le Saros étoit de19 ans et demi ( Mém. de l’acad. des inscr. tom. NI.) Le P. Giraudde l’Oratoire pense qu’il est de 36oo mois juliens , qui font 371 r lu-naisons ou 3i ans. ( Mém. de Trèv. fév. 1760.) Goguet (tom. III),et Gibert {Mém. de Trévoux, avril 1760), estiment le Néros de 600ans. Enfin M. Dupuis croit que ce n’étoient que des périodes allégo-riques tirées de la division des douze signes clu zodiaque, d’abord endix parties, puis successivement en 60, enxo, et en 60; ce qui donne4320000 parties, comme dans la période allégorique des Indiens

(39 1 )-.

Quoi qu’il en soit, Suidas , et après lui Halley, ont attribué sanspreuve le nom de Saros à la période caldaïque de 18 ans (x5oi).

1673. L’année lunaire est de 354 jours f. Si l’on néglige x x' qu’ily a de moins (1481), le temps que le commencement de l’année lu-nabe doit mettre à revenir d’accord avec le commencement de l’an-née solaire se trouve de 2835 années solaires, qui font 2922 annéeslunaires. Cette période sert à Gibert (Mém. de Trévoux , 1762, pag.197) pour expliquer un passagecélebre, mais très obscur, d’Iléi'odote(/. 2, c. 42.) Cet auteur voyageant en Egypte 45oans avant Jésus-Christ, entendit dire auxprêti-es égyptiens que pendant la durée de341 régnés qu’ils comptoient dans leur histoire, jusqu’au temps deSéthon , qui étoit sur le trône quand Sennachérib vint fondre sur l’É-gypte , le Soleil s’étoit levé quatre fois des points où il a coutume de selever; et que deux fois il avoit recommencé son cours du coté où il secouchoit du temps d’Hérodote , deux fois il l'avoitfini du coté où il selevoit au même temps.

Gibert pense que le mot de soleil doit se prendre au figuré. Eneffet, suivantle témoignage de Phavorinus, au mot h’a/oç , on disoitun soleil pour dbeunjour, d’autrefois pour une année. M. G. éva-lue les 341 l'egnes à 1 x34o ans, à raison de 33 ans pour chacun ; etil observe que, dans cet espace de temps, lapériodelunaire s’est ac-complie quatre fois ; les quatre renouvellemens de cette période don-