CYCLE d’ïNRICTION , PERIODE JULIENNE, etc. 23/
neront, pour ainsi dire, quatre levers du soleil, ou qiuatre commen-cemens d'année égyptienne aux commencemens de l’année lunaire;mais, dans ces 1 i 34 o ans, l’année avoit commencé cheux fois dans lasaison où elle fmissoitau temps d’Hérodote : voilà p<eut-être le sensemblématique du passage. Cette conjecture paroît du moins plussoutenable que les applications forcées qu’on a voulu faire des hypo-thèses astronomiques à ce passage d’Hérodote. Voyez Fréret sur laChronologie de Newton; Coquet, tom. 3 , pag. 298 ; M. le Gentil,Mém. de l’acad. 1757, et différens volumes des Mémoires de l’aca-démie des inscriptions , oii ce passage d’Hérodote est discuté.
1574. La grande année appellée chez les anciens ou
Restitutio, étoit celle qui devoit ramener les phénomènes célestes etles événemens moraux dans le même ordre. On a donné ce nom à la
f >récession des équinoxes (917), à cause du rétablissement des étoi-es aux mêmes positions par rapport aux cercles de la sphere : elle estde 25696 ans (2769). Les peuples superstitieux firent de ce retourpurement astronomique, un retour moral et civil des choses humai-nes, auquel on croit que Virgile fait allusion :
Alter erit tum Tiphys, et altéra quæ vehat ArgoDelectos hercas : erunt etiam altéra bella,
Atque iterum ad Trojam magnus mittetur Achilles.
Eclog. IV, v. 34.
La grande année étoit différente suivant les différens auteurs : onla trouve de neuf mille ans, de 12 , de 1 5 , de 24, de 36 , de 49, de100, de 3 oo, de 470 mille, etmêijiede 1753200, de 4320000, et de65yoooo,{Scaligerin canon, isagog. pag. a.S'i ; M. de la Nauze,YW/7i.de l’acad. des i ns crip. tom. XXIII.) La période indienne de 4320000n’est qu’une allégorie (391), de même que celle des Grecs de 36525ans (M. Dupuis, pag. 179.) ■ ?
Des êpactes ou de la 7'èformation grégorienne pour les
années lunaires.
i5j5. Le calendrier établi par Grégoire XIII en i 582 avoit pourpremier objet de régler les amnées civiles de maniéré que l’équinoxedu printemps arrivât toujours aux environs du 21 de mars; cet objeta été rempli par l’ordre des intercalations (1547.)
Mais la réformation avoit encore une autre branche , importanteclans les vues de l’église ; c’étoit de remettre les nouvelles lunes, etsur-tout le quatorzième de la lune pascale , au même état où elles