DU LEVER HÉLIAQUE. l6ÿ
celui du grand Chien arrivoit le 26 juillet, suivant Columelle : c'estdonc dans le mois de juillet qu’ils avoient entrepris leur navigation.
1610. C’est sur-tout dans ses Fastes qu’Ovicîe parle souvent desétoiles-, ce poëte annonce d’abord qu’il va chanter les principes surlesquels étoit fondée la division de l’année romaine, le lever et lecoucher des constellations :
Tempora cum causis latium digesta per anmim ,
Lapsaque sub terras , ortaque signa canam. Fast. I, v. 1.
1611. Après avoir parlé des douze mois de l’année et des divi-nités qui y présidoient, il entre dans la partie astronomique de sonouvrage, en faisant un éloge pompeux des anciens astronomes,Felices animae, etc. vers 297. Le lever héliaque de la Lyre est lepremier dont il parle, et il le fixe au jour des noues, c’est-à-dire, au5 de janvier :
Signa dabunt imbres exoriente Lyrâ. I, v. 3 o 6 .
Il faut convenir que la détermination de ce jour n'est point exacte;le lever héliaque arrivoit dès le 6 novembre; mais les poètes ne sepiquent pas d une bien grande précision : on peut voir dans le P.Petau ( Dissertationum iib. 11 , c. 8) beaucoup d’inexactitudes etd’erreurs dans différens passages des anciens.
1612. Ovide est plus exact, lorsqu’arrivé au 5 des ides, ou au9 de janvier, il parle du lever héliaque de la constellation du Dau-phin.
Interea Delphin clarum super æquora sidus
Tollitur, et patriis exerit ora vadis. I, v. 4^7.
Caria constellation du Dauphin se levoit vers les 6 heures du matindans cette saison-là, c’est-à-dire , assez long-Lemps avant le Soleil,pour pouvoir être observée le matin, et c’étoit le commencement deson apparition , ou son lever héliaque : il place au 10 de juin lelever acronyque, en disant :
Navita puppe sedens, Delphina videbimus, inquit,
Humida cùm pulso nox erit orta die. VI , v. 470.
Il en parle encore au 26 juin ( 653 ). Le coucher acronyque est in-diqué au 3 février.
Quem modo cælatum slellis Delphina videbas
Is fugiet visas, nocte sequente , tuos. II, v. 79.
Quand les Pléiades ( Atlaniides ) se couchoient cosmiquement, ou