270 ASTRONOMIE, L I V. VIII.
au lever du Soleil, la Couronne se levoit héliaquement, paroissantavant le Soleil ( Georg. 1 , 222 ).
1613. Le coucher cosmique du Scorpion paroît indiqué parOvide pour le premier avril au matin :
Dum loquor, elatæ metuendus acumine caudæ
Scorpius in virides præcipitatur aquas. IV, v. i 63 .
C'est cependant au i5 avril qu’on le trouve par le calcul, autemps de César, pour l’étoile Antarès. Sur le coucher du Belier,voyez art. 5 () 5 .
Le lever héliaque du Taureau est marqué dans Virgile commeannonçant le printemps, de même que le coucher du grand Chien ,vers la fin d’avril.
Candidus auratis aperit cùm cornibus annum
Taurus, et averso cedens Canisoccidit astro. Georg. 1 , v. 217.
On a beaucoup disputé sur le sens du mot averso : voyez M. l’abbéde Lille, dans ses notes; le Virgile ad usum Delphini; Costard (pag.88 ). On n’avoit pas remarqué que ce mot indique seulement la si-tuation du Taureau qui se leve la tête en bas, ou à rebours ( Ma-nilius, 1 , 255 ; II, 198 ; IV, 5tao; V, 140 ).
Le lever héliaque des Pléiades , et le commencement de l’été,sont annoncés pour le i3 de mai ; ce seroitle 31, suivant le calculdu Pere Petau.
Pleiadas aspicies omnes , totumque sororum .
Agmen, ubi ante idus nox erit una super ;
Tum mihi, non dubiis autoribus , incipit æstas. Lib. V, v. 599.
J’ai parlé du Bouvier (633), d’Orion ( 653), du grand et du petitChien ( 65q , 660 ), des Poissons ( 6i3 ).
1614. llestnécessaire, pour l’intelligence des auteurs, de connoîtrele rapport qu’il y avoit autrefois entre les constellations et les quatrepoints de 1 écliptique , où commençoient les saisons. Actuellement,le Soleil entre dans le signe du Belier, et dans l’équinoxe , en com-mençant le printemps, le 20 de mars ; mais il n’entre dans la cotis-.tellation, c’est-à-dire, dans les étoiles qui portent le nom de Belier,quele 29 avril, carlapreiniere étoile ^.est à 3o° de l’équinoxe : ainsiles équinoxes et les solstices ont rétrogradé de 3o° depuis le tempsoù ils étoient d’accord avec les constellations. Il faut 2149 ans pourque cetle différence soit d’un signe entier, ou de 3o°. Lorsqu’on re-monte au siecle d’Auguste, on trouve 25 e et au temps des anciens