méthodes pour trouver la parallaxe. 287le premier, étant en O, observerait un astre Ii à l’horizon-, le second,étant en D, l’observerait à son zénit : dans ce cas, l’angle OHT,qui est la parallaxe horizontale, serait égala l'angle HTE, ou aucomplément de l’arc OD, qui est la distance des deux observateurs,ou la différence de leurs latitudes -, car je les suppose placés sous lemême méridien.
Il est impossible que les circonstances locales nous donnent dansla pratique un cas aussi simple que celui-là; ainsi nous allons voir cequi arrive quand les deux observateurs sont à une distance quel-conque , et que 1 astre leur paraît à des hauteurs quelconques.
i 65 i. Supposons, comme en iy 5 i , un observateur B ( fig . 91 )situé à Berlin, et un autre en C, au cap de Bonne-Espérance; L, laLune que nous observions tous deux en même temps dans le mé-ridien (il n’importe que ce soit précisément au même instant,pourvu qu’on sache de combien a dû varier la hauteur méridienne,dans l’intervalle des deux passages) : CLTest la parallaxe de hauteurpour le cap, BLT est la parallaxe de hauteur à Berlin ( 1627); lasomme de ces deux parallaxes est l’angle CLB, argument total dela parallaxe horizontale : ce serait leur différence, si les observateur^voyoieid lotis deux l’astre au midi, ou tous les deux au nord. Deces deux parallaxes de hauteur, la piemiere BLT est égale à la pa-rallaxe horizontale, multipliée par le cosinus de la hauteur appa-rente à Berlin, ou parle sinus de la distance apparente au zénit,qui est l’angle LBA ( 1628); la seconde parallaxe CLT est égale àla parallaxe horizontale, multipliée par le sinus de la distance LCDau zénit du cap; donc la somme BLC, qui est la parallaxe totale desdeux observateurs, est égalé à la parallaxe horizontale , multipliée
E ar la somme des deux sinus des distances observées; donc 011 aura1 parallaxe horizontale, en divisant l’angle BLC qu’on a déduit del’observation , ou l’argument de la parallaxe, parla somme des sinusdes distances au zénit, comme on le verra dans l’exemple suivant.
i 652 . Cette méthode lut aussi employée pour déterminer la pa-rallaxe du Soleil par le moyen de celles de Mars et de Vénus. Le 5octobre 1761, le bord boréal de Mars paroissoit à i' 25"8 au-dessousdu parallèle de l’étoile x du Verseau, au cap de Bonne-Espérance,33 ° 55 ’ au midi de l’équateur, Mars étant à 25 ° o' du zénit. Lemême jour, à Stocxholm qui est à 5 y° 21' de latitude septentrionale,la même déférence de déclinaison entre le bord boréal de Mars,et l’étoile ?, du Verseau, paroissoit de 1' 5 y' ,r j, et Mars é toit à 68°14' du zénit; ces deux différences de déclinaison, qui devraientêtre égales, different l’une de l’autre de 3 i"^. Si l’on divise cette