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Tome second.
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2.86 ASTRONOMIE, LIV. IX.

parla somme des sinus des angles horaires, ou des distances au mé-ridien , qui étoient de 49 0 et de 56 ° 3 c/ ; et l’on trouve 27" pourla parallaxe horizontale de Mars; d’où il résulte 10" j pour celledu Soleil, la distance de Mars à la Terre étant alors^ de celle duSoleil.

1649. Pour déterminer plus exactement la parallaxe d’ascensiondroite, il faudroit mesurer la distance de la planete à une étoile,avec plus de précision que parles passages , etpar les intervalles detemps. M. le Monnier proposoit ae placer la lunette avec son mi-cromètre sur un héliostate ( 2468 ) qu’une horloge feroit mouvoiravec l'astre ( Instit. astron. pag. 434 )•

La difficulté qu’on trou voit autrefois à mesurer la distance d’uneplanete à une étoile, et leur différence d ascension droite, à causedu mouvement diurne, est aussi levée aujourd’hui par l’usage deshéliometres ( 2439 ) qui font le même effet que l’helioslate; on al’avantage, dans un héliometre, de mesurer la distance de la pla-nete et de l’étoile, avec la même facilité que si l’une et l’autre étoientimmobiles : mais il faut que les deux astres soient à-peu-près dans lemême parallèle.

Quoiqu’il soit difficile par la méthode ordinaire de s’assurer d’uneseconde de temps, sur la différence d’ascension droite qu’on auraobservée une fois , il est probable que si l’on répété plusieurs fois lamême observation, l’on pourra s’assurer d’une demi-seconde, etmême d’un tiers de seconde , qui répond à 5 " de degré. On a soinensuite de doubler l’effet de la parallaxe, en observant la différenced’ascension droite à l’orient et à l’occident du méridien ( 1648), etl’on parvient à une exactitude de 2" ou 3 " sur la parallaxe de la pla-nete qu'on observe ; aussi voyons-nous que par cette méthode onétoit parvenu à connoître la parallaxe horizontale du Soleil, à uneseconde près ( 1741 ).

1 65 0. Latroisieme méthode pour déterminer la parallaxe,est celle qui suppose deux observateurs très éloignés l’un de l’autre ,observant tout à la fois la hauteur d’un astre dans le méridien; c'estla plus naturelle et la plus exacte, c’est celle que j’ai employée en1701 lorsque la Caille étoit au cap de Bonne-Espérance, et que j’ob-servois la Lune à Berlin, pour trouver sa parallaxe, qui n’avoit jamaisété déterminée par une méthode aussi exacte ( Mém. de l’acad.175i)-

Le cas le plus simple de cette méthode est celui où l’on auroit unobservateur en O {fig. 87), et un autre en D, qui seroit éloigné dupremier de la quantité OD, égale à-peu-près à un quart de la Terre ;