t)ES ÉCLIPSES DE LUNE. 3 /| 3
Les éclipses de Lune sonl de la même grandeur quand elles ar-rivent à la même distance des nœuds, puisque leur grandeur dépendsur-tout de la latitude OL de la Lune, et celle-ci de la distance de laLune à son nœud ; voilà pourquoi on détermine le mouvement desnœuds par des éclipses de même grandeur, observées dans destemps éloignés ( 148y), ayant égard au changement de l’ombre etdu diamètre de la Lune.
Les quantités dont nous venons de donner le calcul (1758, 1761 ,*765) se trouvenL toutes calculées dans les tables de Riccioli (Astron.reform. pag. 66), et de Cassini ( Tab. astr. pag. 5 p) ; en sorte qu’a-vec ces tables auxiliaires, on peut trouver les phases d’une éclipsede Lune sans aucune opération trigonométrique.
1 767. On peut déterminer sans calcul, avec la réglé et le com-pas , toutes les circonstances d’une éclipse de Lune , aussitôt qu’ona parles tables le temps de la conjonction, la latitude, la parallaxeet le mouvement horaire. Cette méthode est même très suffisantelorsqu’il ne s’agit que d’annoncer les éclipses qui doivent arriver :car on 11e saurait se tromper d’une minute dans l’opération gra-phique , si la figure a seulement un pied de diamètre ; et l’on nepeut être assuré d’une plus grande exactitude dans la prédiction'd’une éclipse de Lune; à peine peut-011 être sûr de 1 observationjnême à une minute près. Ainsi je crois qu’011 peut très bien se con-tenter de l’opération graphique dans toutes les éclipses de Lune.
Exemple. Le demi-diametre de l’ombre de la Terre dans la ré-gion lunaire ayant été trouvé de 45 ' f ( 1766 ), je fais le rayon OG(fig. 100) de 45 ' parties-j- prises sur une échelle quelconque; jeprends OL égale à la latitude de la Lune, 3 p des mêmes parties , etau point L je lire l’orbite de la Lune ELS , inclinée de 5 ° \ (1749),sur l’écliptique GK. Le mouvement horaire relatif étant de 35 '(1708), je prends 35 parties sur les mêmes divisions , je les portesur l’orbite de L en X ; et ayant marqué en L le temps de l’opposi-tion 12 heures 5 ', je marque 11 heures 5 ' au point X où se terminele mouvement horaire; en divisant XL en 60'de temps, ou en seservant d un compas de proportion , l’on divisera l’orbite ELMS entemps. Si 1 on prend une ouverture de compas égale à la somme desdemi-diametres de l’ombre et de la Lune, i° 2', et qu’on porte de Uen S sur l’oibite relative, on trouvera sur ses divisions que le point Srépond à i 3 1 ' 35 '; comme, parle calcul (1761). On trouvera égale-ment le milieu et la fin.
1768. La pénombre, dont nousavons déjà parlé (1754), est uneobscurité moindre que celle du cône d’ombre; c’est une lumière