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Tome second.
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34<$ A STAOHOMIÏ, L I V. X.

événemens remarquables les grandes éclipses de Soleil. Il en estparlé dans Isaïe ( chap. 13 ) ; dans Homere et dans Pindare; dansPline {lib. Il, cap. 12)-, dans Denys d’Halicarnasse (liv. 11 ). Cedernier dit qu’à la naissance de Romulus, et à sa mort, il y eut deséclipses totales de Soleil, dans lesquelles la Terre fut dans une obs-curité aussi grande qu’au milieu de la nuit. Hérodote nous apprendque, dans la sixième année de la guerre entre les Lydiens et lesMedes, il arriva pendant la bataille que le jour se changea en unenuit totale : Thaïes l’avoit annoncé pour cette année-là, 6o3 avantnotre ere (296). O11 trouve de semblables éclipses dans les années431, 190, et 5o avant notre ere; et dans les années après J. C.ié>9, 100, 237, 36o, 787, 840, 878, 957, 1133,1187, 1191, 1241,i 4 i 5, 1485, 1544 , i56o {Kepler, Astron. pars opt. pag. 290, etc. )Les anciennes éclipses dont il est parlé dans les auteurs, se trou-vent dans Riccioli {Almag. 1 , 36i ), et dans les Tables de Berlin{ 11 , 121), d’après Calvisius, StruycK et Ferguson.

1774. C’estune chose très singulière que le spectacle d’une éclipsetotale de Soleil. Clavius, qui fut témoin de celle du 21 août i 5 oo àConimbre, dit que l’obscurité étoit, pour ainsi dire, plus glandé OUdu moins plus sensible et plus frappante que celle delà nuit; on nevoyoit pas où pouvoir mettre le pied, et les oiseaux retomboientvers la terre, par l’effroi que leur causoit une si subite obscurité{Kepler, Astr. pars opt. 29 6 ). Dans l’éclipse du 3 mai 1715, qui futtotale à Londres, on entendoit les coqs chanter, on voyoit les hi-bous passer, les poules se percher, les chevaux se coucher dans lacampagne. Cependant l’obscurité n’étoit pas, à beaucoup près,aussi grande que celle de la nuit ; mais on voyoit des étoiles de laseconde grandeur. La couleur du ciel étoit singulière; elle avoitquelque chose qui inspiroit de la frayeur, et ne ressembloit ni aucrépuscule, ni à la nuit(Mé/n. 1715).

1775. II n’y a eu depuis très long-temps à Paris d’autre éclipse to-tale, que celle du 22 mai 1724 : elle dura deux minutes et un quart.Celle de 1706 fut de dix doigts et 58' : il restait environ ^du diamè-tre du Soleil ; sa lumière étoit, à la vérité, d’une pâleur effrayante etlugubre : cependant tous les objets se distinguoient aussi facilementque dans le plus beau jour ( Hist. acad. 1706). Cette éclipse fut to-tale à Montpellier, et l’on y remarqua autour de la Lune une cou-ronne d’une lumière pâle, large de la douzième partie du diamètrede la Lune, dans sa partie la plus sensible, mais qui, diminuant peu-à-peu, s’appercevoit encore à 4 0 tout autour de la Lune.

1776. Dans l’éclipse de Soleil du 23 septembre 1699, il ne resta