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Tome second.
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des éclipsés de soleil/ 347

que ~ du diamètre du Soleil à Gripswald en Poméranie; l'obscuritéy fut si grande, qu’on ne pouvoit lire ni écrire : il y eut des per-sonnes qui virent quatre étoiles, probablement Mercure, Vénus,llégulus et l’Epi ( Hist. acad. ijoo ).

Dans l’éclipse de 1724, on vit le Soleil, Mercure et Vénus sur lamême ligne droite : il parut peu d’étoiles, à cause des nuages. Lapremière petite partie du Soleil qui se découvrit, lança un éclair su-bit et très vif, qui sembla dissiper toute l’obscurité : le baromètrene varia point ; le thermomètre baissa un peu, mais il seroit difficilede dire si l’éclipse en étoit cause : l'on vit autour du Soleil la cou-ronne lumineuse dont 011 avoit beaucoup parlé dans l’histoire de170 6 (Mémoires de l'acad. 171 5 ; Histoire de l’acad. 1724 ; Mérn.pour servir à l’histoire de l’astron. par de l’Isle, 1738, pcig. 20 5 ).

1777. Suivant M. du Séjour ( Mém . de l’acad. 1777 ), on trouvei2 f 24” pour la plus grande durée possible surlaTerre, d’une éclipseannulaire , et 7* 58 " pour la plus grande durée d’une éclipse totale.Mais ce n’est pas dans les lieux où l’éclipse est centrale, qu’on a laplus grande durée, ou pourd’obscurité, ou pourd’anneau.

1778. Les éclipses de Soleil, pour un lieu déterminé, sont beau-coup plus rares que les éclipses de Lune, parceque la Lune, étantbeaucoup plus petite que laTerre, 11e peut couvrir qu’une très petitepartie de notre globe : souvent même la pointe du cône d’ombren’arrive pas jusqu’à nous, et c’est alors que les éclipses sont annu-laires. Il arrive toutes les années plusieurs éclipses de Soleil, maison ne les voit pas toutes dans un même lieu ; car, depuis iy 55 jus-qu’en 1764 inclusivement, on ne trouve que quatre éclipses de So-leil , visibles à Paris, tandis qu’on y a dû voir onze éclipses de Lune ;mais pour laTerre en général. Les éclipses de Soleil sont plus fré-quentes.

1779. Louis XV ayant désiré de savoir s’il y auroit à Paris deséclipses totales, dans l’espace de quelques années, j’engageai M. duVaucel à se livrer à cette recherche; il trouva que, depuis 1769 jus-qu’à 1900, il y auroit 59 éclipses visibles à Paris, sans qu’aucuney soit totale; une seule sera annulaire, c’est celle du 9 octobre 1847(Mém. présentés, etc. tom. V, pag. 5 j 5 ).

1780. D’après cela, on dut être étonné de voir paroître dans la ga-zette de France du 19 mars 1764, l’article suivant, envoyé par uncuré de province, qui sans doute ne connoissoit d’éclipse que leséclipses totales : <c On craint quel’ofhce du matin, qui doit se célé-cc brer dans les différentes paroisses le dimanche , 1 avril prochain,« ne soit troublé par la frayeur çt la curiosité que peut exciter parmi

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