LIGNES DES PHASES. 4 I J
(Mérrt . acad. 1766, pag. 258). Ce point est entre les isles du Cap-Verd et celles de l'Amérique, et c’est là le premier endroit de laTerre où l’on a commencé de voir l’éclipse centrale au lever du So-leil; il est marqué C clans la carte.
1948. On observera que le point d’intersection B (fig. 122) del’orbite, avec le cercle de projection, n’est pas à i8 J de l'équateurou du point A , mais qu’il est le point où le parallèle de 18 0 coupe leplan de projection ; ce point B est celui où 1 arc diurne est séparé del’arc nocturne par le plan de projection, ou le plan d’illumination,perpendiculaire au rayon du Soleil. Les divisions, marquées io°,20°, etc. sur le cercle ABNTR, ne sont pas des arcs de io°, et de 20°pris sur ce cercle, mais les points où il rencontre les parallèles quisont à io° et à 20° de l’équateur; aussi le sommet R de ce cercle, aulieu d’être marqué de 90°, répond à 85° 1 i', complément de la dé-clinaison du Soleil, parcequ’il est touché par le parallèle de 85° 1i',qui est tout entier au-dessus du cercle d’illumination , et du cerclede projection ; mais on n’a pu le représenter dans la figure, à causede sou extrême petitesse.
1949. Du côté de l’orient, l’orbite doit couper le cercle de pro-jection, à 1 i k 48' 35" ( 1796), à l’endroit où il est touché- par le pa-rallèle de j 5 ° 7' 22" de latitude; il est aisé d’en conclure la longi-tude de ce point, ou du pays qui, le dernier de tous, a vu l’éclipsecentrale , ou qui l’a vue au coucher du Soleil. Cette longitude est dei 32° a5'; ce point est situé au nord de la Chine, et il est marqué Ddans la carte de l’éclipse , (planche XIV,- fig. 123).
Il faut faire un semblable calcul pour avoir les pays qui voient laplus grande phase de trois doigts, de six doigts , etc. au lever du So-leil. Si Ion se contenLe de l’opération graphique, l’on choisit unparallèle quelconque, et pour chaque ligne des phases , par exem-ple, celle qui est éloignée de l’orbite de la somme des demi-diame-tres, moins trois doigts, on trouve, comme dans les articles 1989,1942, un point de l’orbite, et un point de l’ellipse, éloignés de laquantité qu exige cette phase, et tels que, pendant quelques minu-tes, la Lune soit à la même distance du parallèle terrestre, considérévers l’endroit où il touche le cercle de projection , et où par consé-quent arrive le lever ou le coucher du Soleil. On trouvera ci-après latable de tous les pays qui doivent avoirle milieu del’éçlipse au le-ver ou au coucher du Soleil; M. du Séjour a traité cette inatiereanalytiquement dans les Mémoires de 1765 {pag. 322) ; 17 66, {pag-\187), et dans son Traité analytique (pag. 170).
1950. On voit aussi sur la carte la courbe de tous les pays où l’é-
7 0me II, G a a