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Tome second.
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passages de vénus, etc. 449

2001. Ces passages n’arrivent que lorsque Vénus et Mercure,clans leur conjonction inférieure, n’ont pas une latitude apparenteplus grande que le demi-diametre du Soleil, et celui delà planete,c’est-à-dire, lorsque la conjonction arrive fort près du nœud , tout auplus à la distance de 1° f pour Vénus.

■2.001. Ces passages sont importans; il fournissent un moyen dedéterminer exactement le lieu du nœud de Mercure, ou de Vénus,et la longitude héliocentrique, indépendamment de la parallaxe dugrand orbe : mais les passages de Vénus ont sur-tout l’avantage sin-gulier de pouvoir faire connoître exactement la parallaxe du Soleil( 2i5i ), d’où dépendent les distances de toutes les planètes entreelles, et par rapport à nous ( 1222 ) ; c’est ce qui leur a donné unesi grande célébrité, et ce qui m’engage à les traiter séparément dansce XI e livre.

Il y a dans les passages de Vénus trois choses qui concourent àdonner de l’avantage à ces sortes d’observations; i°. la grande pré-cision avec laquelle on observe le contact de ces petits corps trèsnoirs, placés sur un fond très brillant; il n’y a dans l’astronomieque ce seul cas où l’on puisse observer une distance à un dixièmede seconde près ; 2 0 . le rapport connu de la parallaxe de Vénus auSoleil, avec celles de toutes les autres planètes ; 3 °. la grandeur decette parallaxe qui va jusqu’à 21", et qui produit un quart-d’heurede différence entre les observations extrêmes.

20o3. Képler fut le premier qui, en 1627, après avoir dressé surles observations de Tycho ses tables rudolpliines, osa marquerles temps où Vénus et Mercure passeroient devant le Soleil; ilannonça même un passage de Mercure pour 1 63 1, et deux passa-ges de Vénus, l’un pour i 63 i, et l’autre pour 1761,dans un aver-tissement aux astronomes j publié à Leipsicx en 1629 : Admonitioad astronomos rerumque cœ/estium studiosos, de miris rarisque annii 63 i phœnomenis, Veneris put à et Mercurii in Soient incursu.Képler n’avoit pas pu donner à ses tables un degré de perfectionassez grand pour annoncer d’une maniéré exacte et infaillible cesphénomènes, dans lesquels le calcul dépend de quantités fort peti-tes ; cependant les deux passages qu’il avoit prédits eurent lieu,effectivement, et celui de Mercure fut observé (2006) huit joursavant la mort de Képler, arrivée le i 5 novembre 1 63 r, nouv. st.Celui de Vénus qu'il avoit annoncé polir le 6 décembre i 63 i, dutarriver aussi : il est vrai que Gassendi se prépara inutilement à l’ob-server; mais, suivant mes tables, il devoit être fini le 7 au matin,avant le lever du Soleil. Il y eut un autre passage de Vénus en i 63 o,Tome 11 . LU