. t»ES HYPOTHESES PHYSIQUES. 52 $
CE ou CG sera de 3272000 toises. Dans le triangle CAG rectangleen A, dont 011 connoît CA et CG , on trouvera l’angle CGA de 87°69' 49", auquel on ajoutera la réfraction FGT de 33 ' o", et l’on auraI angle F GP de 88° '82' 49"; c’est 1 angle d incidence pour le rayonF G à son entrée dans l'almosphere en G. De même dans le triangleCAR, dont on connoît les côtés CA, CK et l’angle CAR de ioo ü àla hauteur apparente de io°, l'on trouvera l’angle ARC égal à l’angleRRN de 79 0 48' 12".
Pour trouver la réfraction en R , l’on dira : le sinus de l’anglerompu CGA, 87° 59' 49" , est au sinus de l’angle d'incidence FGP,88° 82' 49", comme.le sinus de l’angle rompu RRN, 79 0 48' 12", estau sinus de l’angle d’incidence MRR 79 0 53 ' 46"; retranchant l’angleRRN que nous avons trouvé , 79 0 48' 12", il reste l’angle MKN de£' 34 "; c’est la réfraction à la hauteur apparente de io°. Si l’on vou-loit trouver exactement 5' i5'\ comme dans la table de Bradley, ilfaudrait supposer 1800 toises seulement pour la hauteur de l’atmo-spliere uniiorme.
2193. Cette hypothèse sur la hauteur d’une matière réfractiveéquivalente à la liauteur de l’almosphere, s’est trouvée assez biend’accord avec les observations faites à différens degrés de hauteurs,en sorte qu’elle peut donner avec très grande facilité, comme onvient de le voir, et avec une précision suffisante, la réfraction quiconvient cà chaque hauteur au-dessus de 8 ou 9 0 : il est vrai que, re-lativement à la table de Bradley ( 221 5 ), il y a 3 ' 32" de trop à i°de hauteur, 1' à 3 °, 8" à 6° -, mais au-dessus de 9 0 , les différencesne vont pas à 1
Cependant il y a une grande différence entre l’hypothese d’unematière homogène, finissant à 2000 toises d’élévation , et l'état réelde l’atmosphere qui diminue continuellement et par degrés, et quiest encore sensible à 34 mille toises de hauteur par son effet sur lescrépuscules (2270); aussi dans l’hypothese de Cassini les réfrac-tions sont comme les sinus des distances au zénit,-et dans cellesde Bradley comme les tangentes. Mais malgré cette différence entrel’hypothese de 2000 toises et la nature de l’air, il étoit utile pourl’astronomie d'y trouver un équivalent, qui donnoit au moins lespetites réfractions avec une exactitude suffisante : au reste nousallons passer à une détermination plus rigoureuse de ce problèmephysico-mathcma tique.
2194. La découverte du principe général de l’attraction, fit jugerà Nev\ton que la réfraction de la lumière étoit un effet de l’attrac-tion que l’aLmosphere exerce sur les corpuscules de lumière. En