DES HORLOGES ASTRONOMIQUES. 651
dont il faut corriger la dilatation; c’est par expérience qu’il a fallutrouver les dimensions précédentes ; mais elles peuvent varier unpeu à cause de l’épaisseur ou du diamètre de la lentille, ou parce-que le métal des verges sera plus ou moins forgé et plus ou moinsdilatable; ainsi, quand un pendule est construit sur ces principes, ilfaut, pour être assuré de son exactitude, le mettre en expérienceou par le moyen d’une étuve , ou par un examen fait en hiver et enété, afin que l’effet des huiles soit compris dans l’effet du compen-sateur. On peut rendre d’abord les châssis plus longs que je ne l’aidit, et diminuer ensuite les verges intérieures de cuivre 3 , 3 , si l’ontrouve que la correction soit trop fierté, et que le pendule avancequand il fait chaud. Lorsque la différence n’est plus que d’environi ,f par jour, on peut achever de régler la compensation par la piecesuivante.
La verge de fer PE . qui porte la lentille, est terminée par unechappe de cuivre qui la reçoit, et s’y adapte avec une goupille CCou LL ; cette chappe de cuivre est taraudée en E, et supporte lalentille; lorsqu'on observe que le pendule composé retarde en été,ou qu’il s’alonge dans une étuve avec un pyroinetre, on en estquitte pour mettrela goupille un peu plus bas, par exemple, en MM ;alors la verge qui porte la lentille se trouve avoir une partie CM enfer, substituée à une égale longueur de cuivre ; par conséquent ladilatation totale devient un peu moindre : cette derniere partie dela correction est extrêmement sensible ; car en élevant de 3 poucesla place de la goupille, on ne fera retarder que d’une seconde parjour le pendule de l’hiver à l’été ; ainsi l’on corrigera facilement uneerreur d’un dixième de seconde. Avec le zinc qui se dilate beau-coup plus, on peut simplifier le compensateur; M. Smeaton m’afait voir à Londres un pendule à demi-secondes , où 6 j pouces dezinc suffisoient pour opérer la compensation.
2465 . Short, à l’occasion du passage de Mercure, observé en1753, assure qu’il avoit trouvé par plusieurs observations que sonhorloge n’avoit pas varié de plus d une seconde depuis le 22 févrierjusqu’au 6 mai ( Philos. Trans. 1 ^ 55 , pag. 200) , en sorte qu’avecun pendule semblable , il est possible d’avoir une exactitude quijusqu’alors paroissoit incroyable. Il y a des astronomes d’Angleterrequi m’ont assuré qu’on faisoit des horloges à pendule qui 11e va-rioient pas de plus de 5 " par année (a) ; mais cela ne 111e paroît pas
(a) Les montres même ont déjà une exactitude inconcevable; Arnold etM. Emery en ont fait, en 1786, qui ne varient pas d’une seconle dans unvoyage de cent lieues,
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