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Tome second.
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663
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OBSERVATIONS A LA LUNETTE SIMPLE. 663

2492. Les émersions des satellites demandent une attention par-ticulière pour saisir le premier moment de l’apparition. A l’instantqu’on ^commence à voir poindre ou pointiller le satellite , ou à lesoupçonner, on commence à compter les secondes sans quitter lalunette , jusqu’à ce qu’on soit assuré de ne s'être point trompé ;alors on va à l'horloge , et l’on soustrait ce cju’on a compté depuis lemoment où l’on a apperçu le satellite jusqu a celui où I on est arrivéà l’horloge.

2493. La différence des lunettes avec lesquelles deux astronomesobserveroient des éclipses de satellites , et même la différente con-formation de leur vue, n’empêchent pôint d’en conclure avec assezd’exactitude la différence des méridiens , pourvu qu’on compareentre elles autant d’immersions que d’émersions. La différence desméridiens entre Paris et Vienne en Autriche, se trouvoit de 55' 35",lorsque le P. Hell ne comparoît entre elles que les immersions dupremier et du second satellites, observées à Paris avec un excellenttélescope de 3o pouces , et à Vienne avec une lunette ordinaire ;mais elle se trouvoit de 56' 4^", en ne comparant que les émersions:le milieu entre ces deux résultats est 56' 9'', quantité fort exacte,puisqu’on a trouvé, par un très grand nombre d’observations, 56'6" ou 10" ( Ephém . de Vienne , 1764, pag. 189).

2494. Par de semblables comparaisons on détermineroit à-peu-près combien de secondes une immersion doit arriver plus tard avecune lunette de 18 pieds qu’avec une lunette de dix. On a dit qu’ilfalloit ajouter 3" de temps pour 2 pieds de plus sur la longueur deslunettes, lorsqu’il étoit question du premier satellite.

2495. A l’égard des télescopes, M. le président de Saron en ayantfait lui-même d’excellens de 12 et de 3o pouces de foyer, le premieravec 3 pouces, le second avec 6 pouces d’ouverture, a trouvé assezconstamment 10" de différence entre ces deux télescopes , pour leséclipses du premier satellite. Cette quantité est bien plus grandepour les autres (3o41 ), et doit varier pour les lunettes de différenteslongueurs, de différentes bontés, de différentes ouvertures , poul-ies vues plus ou moins fixes, et pour les différentes latitudes du pre-mier satellite ( 3o4o ). Voyez aussi la Connoiss. des temps de 1 704 ,pag. ioi ). Mais il est bien plus exact et plus sûr de déterminer lesdifférences des lunettes par le moyen des diaphragmes qui font dis-paroître les satellites (3o49).

2496. Les lunettes simples qui sont un peu grandes , ont be-soin d’être soutenues du côté de l’oculaire par quelque supportqu’on puisse mouvoir aisément, et l’on se sert communément d’un