OBSERVATIONS AU MÜRAt, JO!>
Pour se procurer une semblable vérification, M. le Monnier afait placer en 1753 à Paris , le même quart-de-cercle sur un grandbloc de inarbre, et celui-ci tourne sur un boulet de canon. Dansle mural de l'école militaire placé en 1788 , M. Prévôt a fait faireune machine commode pour le transporter d’une face du mur àl’autre ; ce transporteur est composé de plusieurs réglés biendressées qui glissent les unes sur les autres ; un arbre vertical quitourne à l’extrémité du mur porte un bras horizontal en équerre,auquel sont attachées des réglés qui reçoivent le quart-de-cercle,et l’arbre en tournant le présente à l’autre face sur laquelle on lefait glisser également.
25 po. Celui de milord Marlborough à Blenheitn , est sur un axevertical qui donne le moyen de le retourner bien plus facilementet plus exactement. Ce bel instrument, fait en 1785, le chef-d’œuvre de M. Ramsden , a six pieds de rayon ; il est porté enavant et à la distance d’un pied de quatre colonnes de cuivreespacées de vingt pouces ; il y a de l’autre côté un contre-poidsvers le centre de gravité, et deux autres , l’un vers le centre dumural, l’autre vers l’extrémité du rayon horizontal. Les quatre co-lonnes sont assemblées en haut et en bas par deux gros pivotsautour desquels tourne la machine ; le pivot supérieur a un mou-vement par deux tringles horizontales qui sont au plancher ,et il est tenu par deux montans très solides. Un long bras decuivre qui part de l’axe est arrêté dans le méridien entre deuxvis, et se*leve à charnière quand on veut retourner l'instrument.
La lumière de la lanterne qui éclaire l’objectif est réunie parune lentille, et réfléchie par deux miroirs jusque sur la division.On ouvre la lunette et l’on tourne le miroir d’en haut par desficelles : un oculaire prismatique sert pour observer de côté sic’est à de grandes hauteurs. Le fil-à-plomb est par derrière pourne point embarrasser la division ; il est suspendu sur deux points ,mais celui d’en haut est vu à la hauteur de l’œil , par le moyend’un miroir et de deux lentilles, et on le change de place parune tringle qui descend vis-à-vis de la main. La verge de'sus-pension est mobile sur un levier, pour qu’on éleve plus faci-lement l’instrument. Enfin tons les genres de perfections, d in-ventions et de facilités sont réunis dans ce mural de Blenheiin :il n’en existe point d’aussi complet ; et avant que M. Ramsdense fût déterminé à faire des cercles entiers ( 2333 ), il éloil im-possible de sauver mieux tous les inconvénients du quart-de-cercle.Le plan est par-tout dans le méridien à la seconde : M. RamsdenTome IL Vvvv