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Tome troisieme.
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40 ASTRONOMIE, Î.1Ÿ. XV.

i7?jo ) ; mais pour déterminer l'amplitude des arcs des parallèleseu minutes et secondes avec assez d’exactitude, il faut de trèsgrandes distances, et une très grande précision dans la différencedes méridiens : on auroit dû y employer sur-tout des feux pourservir de signaux ( Mérid. vërif, pag. 98, ic 5 ; Mém. acacl, ij 85 ,pag. 1 ).

La Condamine, dans ses observations sur l’Italie, dit qu’on pour-roit placer sur les sommets de 1 Apennin vers Camaldoli, des feuxque l'on verroit de la mer adriatique à l’orient, et de, celle de Tos-cane à l’occident ; on appercevroit même les montagnes d’Istrieet de Croatie d’un côté , et de l’autre celles de Gênes , cela for-merait une distance de plus de 5 ° en longitude , qu’on pourraitmesurer avec assez de précision (Mém. acad. ij 5 y ) : l’on trouve-rait la différence des longitudes par les temps vrais de chaque lieuau moment où l’on verroit le signal intermédiaire. Les globes deMontgolfier, élevés à une très grande hauteur, pourraient fournirde pareils signaux, qui se verroientencore de plus loin. Ceneserapasle seul avantage de cette belle découverte faite en 1783 , et quel’on a probablemeut trop négligée.

De la longueur du pendule.

2710. Le pendule simple dont il s’agit ici est celui dont on sup-pose toute la pesanteur réduite en un seul poids, qu’on appelle lecentre d’oscillation : on le calcule parle moyen des pendules com-posés dont on est obligé de se servir pour les expériences.

Les pays de la Terre qui sont plus près du pôle sont moinséloignés cîu centre de la Terre, à cause de l’aplatissement ; ainsila pesanteur y est plus grande ( 3762 ). De plus, la force centrifugey est moindre ( 3544 ) 1 ce qui augmente encore la pesanteur. Ainsiun pendule animé par la pesanteur doit y descendre plus vite etfaire des oscillations plus promptes ; et s'il étoit réglé sous l’équa-teur de maniéré à -battre les secondes , il avancera quand on iravers les pôles , et il faudra l’alonger pour le régler.

2711. L’observation a constaté cette vérité depuis le voyage fait à

Cayenne en 1672 ( 2669 ) ; etl’011 a observéune différence de 2lig. £dans la longueur du pendule depuis l’équateur jusques en Lapo-nie. 11 y a de l’équateur jusqu’à Paris une différence de 1 H '46', dont o , 86 pour l’effet de la force centrifuge et o ,6 pour celuide l’aplatissement. Sous l’équateur le pendule aurait 1 53 de

plus si la Terre étoit immobile.

Table