DE LA FIGURE DE LA TERRE. 69
le degré du grand cercle qui est’ perpendiculaire au méridien enB, et ce degré multiplié par le cos. de la lat. donne le degrédu parallèle sur le sphéroïde aplati. Ainsi l’on trouveroit pourParis que le degré du grand cercle perpendiculaire au méridienest de 57230 toises, plus grand de 161 que le degré du méridien ;Bouguer trouvoit 397 de différence , mais il faisoit l’aplatissementde ^ Le degré du parallèle est 37672 toises, plus grand de 109toises, qu’il ne seroit sur la Terre sphérique , où l’on trouve 3y563,calculée, se trouve plus petite de 66" que suivant le calcul faitsur la Terre sphérique (M. du Séjour, Mém. 1778, pag. 186).On peut voir les propriétés générales des perpendiculaires àla méridienne traitées complètement dans le second volume duTraité analytique des Mouvemens appareils des corps célestes, parM. du Séjour, 1789, in-4 0 ; par M. le Gendre dans un MémoireIule 7 mars 1789 dans le vol. de 1787.'Cette différence de degrésperpendiculaires au méridien dans le sphéroïde mérite d’êtreemployée dans le calcul des longitudes , par les distances à la méri-dienne et à la perpendiculaire, observées sur la Terre. La longitudede Brest ainsi calculée différé très sensiblement de celle qu’on em-ployoit sur la Terre sphérique 6° 56' 46". Par exemple, dans monhypothèse de je trouve le degré de latitude vers 48° 36' de67066 toises ; ainsi la perpendiculaire à la méridienne de Parisqui passe par Brest, étant à 14614 toises an midi, ce qui fait i5'22", on a pour la latitude du pied de la perpendiculaire 48° 34/52". Pour avoir le degré du grand, cercle, je multiplie 2a = 38otoises par le carré du cosinus de la latitude, je trouve 162 toises,qui, ajoutées à 57066, donnent pour le degré du grand cercle67228. La distance de Brest à la méridienne 269168 toises vautdonc 4 0 3i' 44" ; résolvant le triangle rectangle formé au pôle età Brest, je trouve l’angle au pôle 6° 49' 39", c’estla différence delongitude ; et l’hypoténuse 46° 5 r ]' 17", ce qui donne pour la lati-tude de Brest 42° 28' ^5". M. du Séjour trouve 4'', 2 de pluspour la longitude et 4" de moins pour la latitude ; mais ses élémenssont un peu diflerens des miens. 11 trouvoit même 1 i6"de différenceentre la sphere et le sphéroïde aplati de — ( Mém. îySy ). Oupeut voir les propriétés générales des perpendiculaires à la méri-dienne discutées complètement dans le Traité analytique de M.jdu Séjour, t. II j il y a aussi un mémoire lu le 7 mars 1789,par M. le Gendre , imprimé dans le volume de 1787.
2709. Delà on voit combien la mesure des degrés delongitudepouvoit servir à déterminer l’aplatissement de la Terre {.Mém, acad ,,