Ïl8 ASTRONOMIE, LIV. XVII.
paroît aller; il s’ensuit que si la longitude est croissante, l'aberra-tion la diminue , et il faudra l’ôter de la longitude calculée , pouravoir la longitude apparente. lien sera de même de la latitude, del’ascension droite, de la déclin, d’une planete, pourvu qu’on prennele mouveinentgéocentrique en latit., en asc. dr., en déclin, pendantle temps que la lumière emploie à venir de la planete jusqu’à nous.
2885. Si l’on nomme m le mouvement diurne vu de la Terre,d la distance de la planete ou de la comete à la Terre, l’aberration
sera m ou . En ajoutant le log. constant 9,5292 avec ceux
dumouvementdiurnegéocentrique delaplaneteexprimé en minutes,et de sa distance à la Terre , en supposant celle du Soleil égale àl’unité, on aura le log. de l’aber. en secondes. Le log. constant estj,j 5 io 5 quand on emploie le mouvement calculé en secondes.
2886. Dans le passage de Mercure en 1782, l’aberration retardoitles phases de 6' 34", comme on le trouve en augmentant sa longitudede i8"8, et diminuant celle du Soleil de 20". Cette quantité mérited’être employée dans les calculs des observations pour les passagesde Mercure, et sur-tout pour ceux de Vénus (2154); j’en ai avertidans la Table des observations, Tome II, pag. i3i et 134- J'ai ditqu il falloit ajouter 29" au lieu du Soleil pris dans les Tables , enconservant le temps de la conjonction apparente; mais si l’on veutavoir la conjonction vraie, il faut ôter 6 f du temps, et ajouter seu-lement 5 ” au lieu du Soleil, on aura le lieu vrai de la conjonctionvraie. Quand Mercure est en conjonction supérieure, les deux aber-rations sont du même sens; mais elles peuvent différer de 3p"j:ainsi cette considération est encore plus importante.
2887. O11 trouvera uneTable générale d’aberration à la p. 200 duRecueil que j’ai cité, et elle sert pour les planètes et les cometes, maiselle exige le calcul de la dist. et du mouv., calcul qui est assez long.
Voici des Tables pour les six planètes, avec lesquelles on peut sepasser de ce calcul ; mais ces Tables supposent les orbites circulaires,excepté pour Mercure. 11 y adesTables plus étendues et plus exactesdans le 8'vol. de mes Épliémérides; elles sont de M. de Lambre;il les a calculées sous deux formes différentes; elles sont exactes etcommodes pour la pratique, et ce sont celles de la page cj dont jeme sers dans mes calculs les plus rigoureux. On observe, dans lesTables suivantes , que la somme ou la différence dn premier et dudernier nombre est toujours de 4°” ; M. de Lambre en a donné laraison dans les Éphemérides , pag. xlviij. L’aberration de la Lunen’étant pas de 1", on n’en a pas tenu compte dans ces Tables.