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Tome troisieme.
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Terre qui faisoit paraître l’étoile y du Dragon plus ou moins prèsdu pôle ( 2820 ) : mais la suite des observations l’obligea de cher-cher une autre cause pour les variations annuelles ; et ce ne fut qu’aubout de quelques années qu’il reconnut la nutation ou le secondmouvement dont il s’agit actuellement.

2890. Pour bien expliquer la découverte de la nutation, il fautremonter au temps où Bradley observoit les étoiles pour décou-vrir l’aberration ; il vit, en 1728, que le changement annuel de dé-clinaison dans les étoiles voisines du colure des équinoxes étoitplus grand qu’il ne devoit résulter de la précession des équino-xes supposée de 5 o", et calculée à la maniéré ordinaire (2782);l’étoile n de la grande Ourse se trouva, au mois de septembre 1728,20" plus au sud que l’année précédente , quoiqu’il ne dût y avoirque 18": il en résultait que la précession des équinoxes avoit dûêtre de 55 " j au lieu de 5 o", sans que cette différence pût êtreattribuée à l’instrument, parceque les étoiles voisines du coluredes solstices ne donnoient point la même différence. ( Philos .Tram. 1728, n°. 4°d.

2891. En général les étoiles situées vers le colure des équi-noxes avoient changé de déclinaison d’environ 2" plus qu ellesn’auroient fait par la précession moyenne des équinoxes, qui esttrès bien connue , et les étoiles voisines du colure des solsticesmoins quelles n’auroient dû faire; mais, ajoute Bradley, «soit« que ces petites variations viennent d’une cause régulière, ou« qu’elles soient occasionnées pur quelque changement dans le« secteur, je ne suis pas encore en état de les déterminer si.Bradley n’en fut que plus ardent à continuer ses observations, pourdéterminer la période et la loi de ces variations ; il demeura pres-que toujours à Wansted jusqu’en 1782, qu’il fut obligé d’aller àOxford, pour remplacer Halley ; il continua d’observer avec lamême exactitude toutes les circonstances des changemens de dé-clinaison sur un grand nombre d’étoiles. Chaque année il voyoitles périodes de l’aberration se rétablir suivant les réglés que l’ona vues ci-dessus ( 2855 ) : mais d’une année à l’autre il y avoitd’autres différences; les étoiles situées entre l’équinoxe du prin-temps et le solstice d’hiver se trouvoient être plus près du pôleboréal, et les étoiles opposées s’en étaient éloignées; il commençade soupçonner que l’action de la Lune sur l’équateur, c’est-à-diresur la partie la plus relevée de la Terre, pouvoit causer une va-riation ou un Balancement dans 1 axe delà Terre. Son secteurétant demeuré fixe à Wansted , il continua d’y venir observer sou-

Tomc III. Q

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