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Tome troisieme.
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134 -ASTRONOMIE, LIV. XVIII.'

défectueuses : M. Zacli assure que Harriotles observoit le 1 6 janvier( Eph. de Berlin, 17S8). Gassendi,-dans la vie de Peiresc, nous ditque celui-ci fut un des premiers, après Galilée et lleineri, son éleve,à travailler conjointement avec Morin , etc. pour réduire en tablesles mouvemens de ces 4 satellites; mais alors on connoissoit encorebien peu leurs révolutions : dans l’Almageste de Riccioli, publié eni 65 i , il y a i h 7' de trop pour la révolution du 4'. Hodierna ayantobservé leurs éclipses vers i65i , publia, en 1 656, des tables qui,fondées sur un trop petit nombre d’observations, se trouvèrent fortimparfaites. On n’eut de tables un peu exactes des mouvemens dessatellites qu’en 1668, parDomin. Cassini; il en publia d’autres en-core en 1698; Round en donna aussi en 1719 , dans les Transactionsphilosophiques, n°. 36 i. Les tables de Bradley, remises à Halley en1718, n’ont été publiées qu’en 1749(538). Jacques-Phil. Maraldis’occupoit à en faire de nouvelles, lorsqu’il mourut en 1729; sonneveu Jean-Dominique Maraldi, mort en 1788 , s’en est occupétoute sa vie.

29 16. Les tables dont nous nous sommes servis depuis bien desannées pour calculer les éclipses des satellites de Jupiter , sont deWargentin; il en avoit donné une première édition en 1746 ( Actasociei. upsaliensis ad an. 1741 ); je les fis réimprimer en 1789, con-sidérablement augmentées par l’auteur, à la suite des tables deHalley; j’en donnai une troisième édition dans mes tables en 1771,d’après un nouveau manuscrit de Wargentin , et il n’a corrigé quecelles du 2 e dans le Naulical Alinanac de 1779. Nous aurons bientôtde nouvelles tables d’après les travaux de M. de la Place et deM. de Lambre; je me bornerai, quanta présent, à donner la con-struction de celles dont on s’est servi jusqu’ici, et cela suffira pourl’intelligence de la théorie des satellites.

2917. La première chose qu’on doit faire pour construire lestables, est de déterminer les temps des révolutions; pour cela onpourrait observer plusieurs fois le moment où chaque satellite pa-raîtrait en conjonction avec Jupiter; mais afin que les conjonctionsobservées de la Terre soient les mêmes que les conjonctions vues duSoleil, il faudrait choisir, pour déterminer les révolutions, les con-jonctions des satellites qui arrivent quand Jupiter est en opposition ;car alors si le satellite passe au-dessus ou au-dessous du disque deJupiter (et il en est de même des satellites de Saturne ), le momentoù il répond au centre de Jupiter est celui de la conjonction vue duSoleil et vue de la Terre.

On a encore, d’une maniéré plus facile et plus commode , les