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Tome troisieme.
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IÇO ASTRONOMIE, U V, XVIII.

disque du satellite doit être sortie de l’ombre pour que nous com-mencions à 1 appercevoir; sans quoi nous pouvons nous tromperde beaucoup sur la valeur de la corde M f conclue de l’obser-vation , et sur l'inclinaison qu’on en déduit.

3 o/|i. Cette difficulté est encore augmentée par la différencedes lunettes , qui produit sur les observations une différence con-sidérable. L’immersion du 4'satellile, observée le i5 janvier 1762,parut à 6 U 1 60 avec une bonne lunette de i 5 pieds, dont Maraldise servoit, et à 6 h 29' avec un excellent tclescope giégorien de 3 opouces de foyer, dont se servoit M. Messier, qui, d’ailleurs étantplus jeune que Maraldi, avoit la vue plus perçante : cette obser-vation étoit très difficile à faire, parceque le satellite inettoit plusde 3 o' à perdre sa lumière.

Le 3 'satellite disparut le 25 janvier 1763, à 5 h 38 ' 49 " avecun télescope newtonien de 4 pieds et demi , cl’uue bonté mé-diocre ; et il ne disparut qu’à 5 > h 4 1 ' 39", c'esl-à-dhe 2' 5 o" plustard avec le télescope de 3 o pouces ( V. les Me/n. prése>.tês ytome V, pag. 616). Le satellite étoit alors dans ses limites , efcil employoit plus d un quart-d’heure à diminuer : ainsi 1 an n’osoit

f ias entreprendre d’apprécier avec quelque exactitude l’effet desuuetles et des yeux dans les éclipses sui-tout du V|'satellite. Pource qui est du premier, j ai parle ailleurs cl e 1 effet que produitordinairement la différence des lunettes (2494); mais tout celaétoit fort équivoque, avant les nouvelles recherches dont je vaisrendre compte.

3o42. M. de Fouchy remarqua ( Mèm. de Farad. .1732) qu’ildevoit y avoir une inégalité opticpie dans les éclipses des satellites,

. à raison des distances; car la lumière des salellites’étaut moindrequand ils sont plus éloignés du Soleil ou de la Terre , ils dispa-îoissoient plutôt et reparoissoient plus tard. Galilée avoit d jaremarqué que les satellites étoient beaucoup moins lumineux enapprochant de Jupiter ; le P. François Marie , Capucin , avoit pro-posé, eu 1700, de couvrir un objectif de diflérens morceaux endifférens temps de glaces pour mesurer 1 intensité de la lumière( Nouvelles découvertes sur la lumière). V. Bouguer, dans son Op-tique , où il avoit aussi parlé de cette méthode.

M. de Barros, gentilhomme portugais, suivit cette idée; iltrouvoit que six morceaux de verre fnisoient disparoitre le pre-mier satellite , et équivaloient à une couche d’air de 17200 toises;il déterininoit par là l’équation qu’il falloit appliquer aux immer-sions observées avec sa lunette de 14 pieds, et il en avoit fait une •

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