GROSSEUR DES SATELLITES. JÇl
ta^le pour différentes hauteurs. Mais il observoit que chaque lu-nette devoit avoir son équation différente ; qu’il falloit aussi avoirégard à la différente distance du satellite à Jupiter, aux distan-ces de Jupiter au Soleil et à la Terre, à la proximité de la Lune,à la force du crépuscule , à la hauteur du baromètre ; et qu'onpouvoit déterminer toutes ces quantités par expérience, avec desglaces placées sur le verre de la lunette ( Mém. de Berlin 1755.)
3 o/| 3 . Mais M. de Fouchy pensa qu’il valoit mieux employerdes diaphragmes en carton , de différentes ouvertures , placés surl’objectif de la lunette pour eu diminuer l’ouverture; c’est la mé-thode que A 4 . Bailly a employée avec succès; et il a fait à ce sujetun travail très considérable et très utile dans les Mémoires de l’a-cadémie pour 1771.
3044. Si le satellite , en décrivant l’orbite NA 4 (f/g. 2 56 ) dispa-roît pour une certaine lunette lorsqu’il est vers c, et pour uneautre lunette lorsqu’il est vers a , le temps qu’il a employé à allerde c en a est ce qu’il faut calculer.
On connoît la distance IM de l’orbite au centre de l’ombre,et les distances le, la du satellite; ces distances different àraison de ce que le segment invisible étant plus petit dans lalunette la plus forte, le satellite , quand il disparoît, est plus prèsdu centre, de toute la quantité dont la fléché de ce segment in-visible est plus petite que dans la lunette plus foible.
En suivant ce principe, on peut comparer entre elles toutes lesobservations, en appliquant à chacune l’équation nécessaire pouravoir la véritable immersion du centre du satellite (Mé/n. 1771,pag. 662 ).
3 0 45 . Le troisième satellite , vu dans une lunette acromatiquede cinq pieds, qui a 24 lignes d’ouverture, dans ses plus grandesdigressions au mois de juillet 1770, à la hauteur de 1 5 °, disparois-soit quand AI. Bailly réduisoit l'ouverture à 3 lignes , ou à unhuitième, c’est-à-dire quand il rendoit la lumière 64 fois moindre.
Les autres disparoissoient par des ouvertures de 6 lignes , quiréduisent la lumière à un seizième ; de là il suit qu’en observantune immersion avec la môme lunette, on perdra de vue le satel-lite , dès qu’il ne restera plus hors de l’ombre qu’un seizièmede son disque, ou 0,0625, ce qui répond à un sinus verse ou àune fleche.de 0,227 (3466), c’est presque un quart du rayon.Ainsi, quand le satellite disparoît, son centre n’est pas sur lebord/de la véritable ombre , mais plus enfoncé des trois quartsdu rayon du satellite. Si la lunette avoit 3 pouces , au lieu de 2 ,