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Tome troisieme.
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GROSSEUR DES SATELLITES. ' 1$5

cette immersion qu’il faut avoir pour que les calculs des duréessoient uniformes , et qu’il y ait un accord entre les observationsfaites en différentes circonstances et en différens pays.

Il est bien à desirer que tous ceux qui observent les satellitesaient désormais cette attention , sans laquelle ^on n’aura jamaisdes observations comparables. On voit, dans les observations deM. Masxelyne , qu’il a fait usage de cette méthode ; mais il seservoit de deux triangles de cuivre, qui s’éloiguoient parallèle-ment par leurs'hypoténuses.

En employant cette méthode des diaphragmes pour comparerdes observations d’éclipses qui diftéroient quelquefois de 2 ou 3minutes , M. Bailly est venu à bout de les concilier, à quelquessecondes près ( pag. 65 9 ) ; ce qui prouve combien ces précautionssont nécessaires pour la perfection de la théorie des satellites deJupiter.

* 3o5i. On observe aussi les satellites lorsqu’ils disparoissent

étant cachés par le disque de Jupiter, et lorsqu’ils passent sur cemême disque dans la partie inférieure de leur orbite , pareequ’ilsjettent alors des ombres qui ressemblent à des taches noires, donton observe le mouvement égal à celui des satellites qui les pro-duisent ( Phil. Trans. ri°. 1 et 35p ). Cassini fut le premierqui, en 1664, observa ces ombres des satellites : avant l’opposi-tion , Jupiter étant à l’occident du Soleil, elles doivent paroître surla planete avant le satellite lui-même. On y distingue aussi quelque-fois lé satellite sous la forme d'une petite tache, plus petite que n’estson ombre lorsqu’on l’y apperçoit; ce qui semble prouver qu’il ya des parties obscures sur les disques des satellites (Cassini, Elém.\d'astron. pag. 622 ).

On conclut de là que les satellites ont un mouvement de rota-tion sur eux-mêmes, aussi bien que les planètes; en effet, puis-que les taches obscures qui rendent quelquefois le satellite visiblesur le disque même de Jupiter, ne s’y rencontrent pas toujours,il faut qu’elles soient, tantôt dans l’héinisphere visible du satellite,tantôt dans l’héinisphere opposé; delà vient aussi que le 4'satel-lite paroît souvent plus petit que les autres (3o37) , quoiqu’il soitplus grand que les deux premiers, au jugement de Cassini, et queson ombre soit toujours plus grande que la leur. Le troisième , sur-tout, paroît ordinairement le plus grand de tous, et quelquefoison le voit égal aux deux premiers , suivant que les grandes tachesobscures qui occupent une partie de la surface, sont tournées versnous ou du côté opposé ( Mém. acad. 1707, 1712, 1714 et

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