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Duhamel et Godin , Hist. de l’acad. à tannée 1694 ; anciens Mé-moires, T. Il, pag. 226 ).
Pound , observant en 1719 les satellites de Jupiter sur le disquede cette planete , remarqua qu’ils étoient beaucoup plus lumineuxdans des temps que dans d autres ; il en conclut aussi que les satel-lites tournent sur leur axe, et qu’il y a des parties de leur surface quiréfléchissent très peu les rayons du Soleil ( Phi!. Trans. n°. 309,Abrégé IV, 3 08 ).
C’est peut-être pour cette raison cpie le 3 'satellite paroît quel-quefois employer dix minutes à entrer dans Jupiter,ou à en sortir,et d’autres fois 6' seulement, quoique la diversité des lunettes, salatitude plus ou moins grande, et son mouvement plus oiCmoinsrapide , 11e puissent pas produire une si grande différence. On estconfirmé dans cette opinion par le 5 e satellite de Saturne, qui, nonseulement diminue , mais disparoît totalement dans la partie oiien-tale de son brbite ( 3 o 65 ). ^
3oo 2. Les passages de l’ombre des satellites sur le disque de Jupi-ter sont plus difficiles à calculer que leurs éclipses, parccquc cespassages sont sujets à l’effet delà parallaxe annuelle. En effet quand,le satellite est en conjonction liéliocenliique au,point II de son or-bite (Jig. 244 ), son ombre est en A sur le disque de Jupiter ; maisil faut que le satellite arrive en M pour que son ombre paroisse enL sur la ligne menée de la Terre T au centre I de Jupiter, et LA —Mil ; lare MH est à l’arc LA, en degrés , comme IA est à ILLLe 1 mars 1760, la conjonction -héliocenlrique du 4 e satellite 11’adû arriver,suivant la remarque de Maraldi, qu’après que Wargentineût vu l’ombre de ce satellite au milieu du disque de Jupiter; car laparallaxe annuelle AL étoit de 9 0 33 ' 35 " : or IH est à IA , ou 7 6 està 3 , comme le sinus de cet arc est à celui de HM = 22' 32 " ; le 4 esatellite parcourt cetarc en 20' 9" de temps : la latitude des satellitesapporte encore une dittérence dans ces observations.
3 o 53 . Le passage du satellite au milieu de Jupiter, soit qu’ildéclive un diamètre ou une corde, n’arrive pour nous, qui sommesen T , que quand il est au point N de son orbite, après avoir par-couru un arc HN égal à la parallaxe annuelle; et il suffit, pour lecalculer, d'ajouter ou de retrancher l’effet de cette parallaxe. Cepen-dant la corde décrite sur le disque de Jupiter dépend, non seule-ment de la latitude du satellite,, mais aussi un peu de l’élévationde notre œil au-dessus du plan de l’orbite de Jupiter, ou delàlatitude de la Terre vue de Jupiter (2994). La durée du passaged'un satellite est aussi un peu plus grande que celle des éclipses..