214 ASTRONOMIE, L I V. XIX.
une comete très proche du Soleil; c’étoit vers l’an 60 avant J. C. ;ce qui donne lieu de croire que, dans de pareilles circonstances,on en verroit bien d’autres.
M. Messier ayant#té engagé par de l'Isle à chercher la fameusecomete de 1682, qu’on atteudoit en 1758, s’attacha à ce genred’observations; et il a découvert treize corn e tes, depuis le a 5janvier 1760 jusqu’au 2 6 novembre 1788 : dans ce nombre ily en a huit ou neuf qui nous auraient échappé sans la vigilance infati-gable de M. Messier. Depuis 1781 jusqu’en 1790, M. Méchainen a découvert huit ( 3 181 ). Il serait bien utile que les amateursd’astronomie, dans les provinces où l’on a tant de loisir, et dont plu-sieurs jouissent d’un si beau ciel, voulussent passer quelques soirées’à chercher des cometes, et les comparer à des étoiles , ou seule-ment nous avertir. Cette branche de l’astronomie tera des progrèsrapides, si ce genre de curiosité peut se répandre un jour parmiles gens qui ont du loisir et de l’émulation. Quand on prendra lapeine de les chercher dans le ciel, on en trouvera sans douteam grand nombre. Je suis persuadé qu’il en existe plusde Soo,puisqu'on en voit presque toutes les années, et que les plus longuespériodes doivent passer 3 oo ans; Lambert conjecturait mêmequ’il pouvoity en avoir des millions (Système du monde , Bouillonil 772. pag. 49 ) : cependant .StruycK les réduisoit à ioo (a).
3 0 83 . Alstedius observe que, dans les années qui précédèrentet qui suivirent 1101 , on en vit presque toutes les années ( Lubie-jùecii Theat: comelicum ).
Il est même arrivé plus d’une fois que l’on a vu en même tempsplusieurs cometes. Riccioli en rapporte des exemples des années729, 761, 11 <55 , 1214, i3o7^ i529*et 1618. Au mob de mai1748, StruycK croit qu’on a vu trois cometes différentes dans unemême nuit (Suppl, de 1768, pag. 100; Phil. Trans. t. 46; M.Pingre, tome II , pag. 61 ) : le 11 février 1760 , on en voyoitdeux ( Mém. 1760 , pag. 168 ) ; de même en janvier 1790.
3084. Les cometes dont l'apparition a été la plus longue, sontcelles qui ont paru pendant 6 mois ; la première du temps deNéron, l’an 64 de J. C. ( Sen. /. 7, c. 21); la seconde vers
(a) Algemeene Géographie, door Nicolas Stniych, Amsterdam, 174°! *«-4°.Il parut un supplément considérable en 1753, et il en envoya d’autres, ma-nuscrits , a M. Pingre en 1 759. M. Pingré a fait usage de ces ouvrages de StruycK.Celui-ci mourut en 1769, comme on le voit dans lesecond livre de la traductionRecette Astronomie, faite en hollaudois , en 1770, in- 8°, sur ma seconda