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.liaison de l’orbite étoit de 41° : en pareil cas le lieu du nœud estdéterminé avec beaucoup plus de précision que l’inclinaison. Dansla comete de 1788 la latitude vue du Soleil n’a changé que dequelques minutes > en sorte que le nœud est sujet à quelque incer-titude. Le mouvement héliocentrique étoit si petit que M. Méchaina préféré d’employer la méthode de M. de la Place ( Mém. de l’ac.1780 ).
3 i 76. Quand une comete est très éloignée et qu’elle a peu demouvement, on peut trouver deux paraboles très voisines du Soleil,et deux paraboles très éloignées, qui satisfassent à-peu-près à troisobservations peu distantes entre elles, comme le reconnut, en 1781,M. Boscowich à l'occasion de la planefe de Herschel, que l’oncalculoit ainsi que les cometes {Boscowich, T. 111 , pag. 38 p, 4 ° 3 );mais une quatrième observation leve bientôt cette indéterminationapparente.
8177. C’est par des essais à-peu-près semblables à ceux quenous avons expliqués , mais bien plus longs sans doute, que Halleydétermina par les anciennes observations 24 paraboles ou orbitescométaires, y compris celle de 1698. Bradley, Maraldi, la Caille,Struick, Douwes, M. Pingré, M. Méchain et moi en avons calculéplusieurs autres, en sorte que le nombre s’est accru jusqu’à 78 ,y compris celles de 1790.
3178. Les ÉLéMENS d’une comete sont les cinq articles qui dé-terminent la situation et la grandeur de l’orbite qu’elle a décrite,et qui établissent sa théorie : le lieu du nœud vu du Soleil, l’in jclinaison , le lieu du périhélie, la distance dans le périhélie, et letemps moyen du passage, qui,tient lieu d’époque; on y ajoute ladirection de son mouvement, qui peut être direct ou rétrograde.Nous y ajouterions l'excentricité, si elle n’étoit inconnue dans laplupart des cometes. Tels sont les résultats contenus dans la tablesuivante, qui contient en abrégé le fruit de toutes les observationsfaites sur les cometes jusqu’à présent ( février 1790).
3179. Les distances périhélies marquées dans la 6'colonne sup-posent que la distance moyenne du Soleil à la Terre est l'unité ; si1 on veut la supposer de î00000, il n’y a qu’à ôter la virgule quisépare les décimales, et prendre cinq chiffres après la virgule, enajoutant, s il le faut, un ou plusieurs zéros. Par exemple, on aura41081 pour la distance périhélie de la comete de 1264, et 45 ooapour celle de i 3 oi. Mais la plupart des astronomes préfèrentactuellement l’usage des fractions décimales , qui supposent 1 pourla distance du Soleil ; c’est ainsi que nous l’avôns supposée dansnos tables des planètes.