ROTATION DES 1* LA N ÉTÉS.
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LIVRE VINGTIEME.
DE LA ROTATION DES PLANETES ;
et de leurs taches.
Nou s voyons que le Soleil, la Lune, Jupiter, Mars et Vernistournent sur leur axe“°; ce sont ces mouveniens qui font l’objet dece vingtième livre.
0220 , La rotation des planètes est absolument indépendantede leur révolution ( 1100 ): une planete peut suivre son orbite parun mouvement de translation d occident en orient, sans tourner sutson axe ; et elle peut tourner sur un axe quelconque en sens con-traire et avec une vitesse quelconque. Une toupie tourne sur unetable ou sur son pivot, quoiqu’on l’ait jetée en l’air à une assezgrande distance et quoiqu’on transporte la table d’un côté ou d’unautre ; ainsi le mouvement de rotation est absolument indépendantdu mouvement de révolution que nous avons considéré dans le VI*livre : Ce n’est que par les observations qu'on peut le déterminer.Nous avons prouvé que l’axe de rotation doit toujours rester paral-lèle à lubmême , quel que soit le mouvement de révolution ( i roo),et nous le supposerons dans les calculs suivans.
322 1 . Jean Bernoulli, dans un mémoire de dynamique où ilconsidéré les centres spontanés de rotation , fait voir qu’une forcede projection appliquée , non pas au centre de la Terre, mais unpeu plus loin du Soleil, et cela de ^ du rayon (t>) , clonneroit à laTerre, supposée ronde et hoinogene, deux mouveniens assez con-formes â ceux que l'on observe : pour Mars il trouve -L , pour Ju-piter i (Bern. Op. T.IV, p. 283) -, pour la Lune on trouve-^( 33o3 ).Si l’impulsion primitive eût été appliquée à de plus grandes dis-tances de chaque centre , le mouvement de rotation seroit plugrapide.
<a) On ne sait rien sur les roiations de Mercure et de Saturne.
< b> Je trouve - en rectifiant ses élémens ; il ne faut que multiplier le sinuj(de la parallaxe dn Soleil par ~ de l’année exprimée en jours 366 , 25 ( 52 *