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3222 . Nous ne voyons aucune liaison nécessaire entre les duréesdes rotations et celles des révolutions; cependant M. le chevalierde Goimpy, dans le Journal des Savans ( janvier 1769 ), a donnédes rapports qu’il croyoit pouvoir tenir à une loi générale ; et Mai-rail s’en étoit déjà occupé ( Mêm . acad. 1729 ) : mais'je crois queces rencontres ne tiennent qu’au hasard.
3223 . La rotation du Soleil est la première qui ait été découverte,et c’est aussi la plus sensible ; les taches qui paraissent de temps entemps sur le Soleil ont fait découvrir ce mouvement, et nous ser-vent encore à l’observer. Elles furent découvertes en 1610 ouen 161 i, (a) Le premier ouvrage qui parutsur les taches du Soleil estcelui de Fabricius , intitulé: Joli. Fabricii Phrysii de maculis in Soleobserva lis, et apparente earum cum Sole conversione narratio. PVit~tebergac \ 6 i\ } petit ùz-4 0 . L’épître dedicatoire est datée du i 3 juin.Dans cet ouvrage qui a 43 pages, il n’y en a que 8 où il soit ques-tion des taches du Soleil: voici un extrait où j’ai renfermé tout ceque l’auteur dit sur ce sujet.
« Après que les lunettes ont été découvertes en Hollande , on acommencé à regarder la Lune , ensuite Jupiter et Saturne ; et Gali-lée y a trouvé des choses singulières. Poussé par la môme curio-sité, je in’occupois à regarder le Soleil, dont les boids me parois-soient avoir des inégalités remarquables , que mon pere David Fa-bricius avoit déjà remarquées , comme je l ai appris par ses letties.Dans le temps que je m’en occupois, j appei çusTme tacne noirâtre surle Soleil, plus rare et plus pâle d’un côté , et assez grande par rap-
f ort au disque du Soleil. Je crus d’abord que c’étoit un nuage ; maisayant regardée dix fois avec différentes lunettes , et ayant appellemon pere pour la lui faire voir, nous fûmes assurés que ce nétoitpoint un nuage. Le Soleil s’élevant de plus en plus , nous ne pou-vions plus le regarder ; car lors même qu'il est à l'horizon , il affecteles yeux au point que pendant plus de deux jours la vue des objetsest altérée ; c’est pourquoi j'avertis ceux qui voudraient faire depareilles observations, de commencer à recevoir la lumière d’unepetite portion du Soleil, afin que l’oeil s’y accoutume peu à peu etpuisse supporter la lumière du disque entier du Soleil. (t> (
Nous passâmes le reste de la journée et la nuit suivante avec une
M. Zath a vu, dans tes papiers d’Harriot en Angleterre, des observationsdétachés qui commencèrent au8 de décembre 1610 (Ephémér. de lierlin 1788 ,page i 54 ).
1On pe cpnnoissoit pas encore l’usage des verres noir? ( 2477 )•