de l’Equateur et des taches du soleil. 3o5I7?5, soit par des observations plus anciennes ; le résultat moyenm’a donné 7 0 20' pour celle inclinaison ( Méni . 1 776).
3278. Le noeud de l’équateur solaire sur l'écliptique étoit «à 2 S 8*dans le dernier siecle , suivant Cassini ; car, dans l’abrégé d’astro-nomie (jue j’ai cité, il dit que le pôle boréal du Soleil répond à 8° desPoissons ; Cassini le iils trou voit ce nœud à 2' 10° par un grand nom-bre d’observations ( Elém . d’astron., pag. 100). Scheiner (p. 55 8)dil que'le 1 décembre le pôle du Soleil étoit à la partie australe et oc-cidentale du bord du Soleil, et que la route des taches étoit recti-ligne: ainsi, en 1626, il le trouvoit vers %' io°, comme Cassini. Pourmoi je l’ai trouvé à 2 S 18 0 palmes observations ( Mémoires acadérn1776, pag. 479).
3279. Les différens résultats que je viens de rapporter, quoique uapeu diflérens entre eux, ne suffisent point encore pour nous faireconclure qu’il y ait des changemens sensibles dans la position del é-quateur du Soleil ; les observations anciennes n’étoient pas assezexactes pour qu’on puisse essayer d’en déduire le mouvement dunœud de l’équateur solaire: une différence de 10" sur la position ob-servée d’une tache produit au moins i° sur le lieu du nœud qui eurésulte, et environ 4 f sur l’inclinaison; l’erreur peut même devenirencore plus grande dans certains cas, en sorte qu’on ne sauroit met-tre trop d’exactitude dans ces sortes d’observations. Il sera donc né--cessaire d’observer encore les taches du Soleil à l’avenir avec beau-coup de précision, pour connoître si l’inclinaison de son équateuret le lieu de son nœud éprouvent quelques variations , comme l’é-quateur terrestre en éprouve par la précession des équinoxes.
3280. Dominique Cassini, dans son Discours sur la lumière zodia-cale , et Mairan , dans son Traité de l’aurore boréale , jugent quel’atmosphere du Soleil, ou la lumière zodiacale (847), est dans leplan de l’équateur du Soleil ; et c’est de là que Mairan déduit lessituations que doit avoir en divers temps de l’année la lumière zodia-cale. (pag. 223 etsui-’.)
0281. Képler, dont nous avons eu tant de fois occasiond’admirerle g nie, en donna une preuve bien singulière , à l’occasion de larotation du Soleil ; il décida que le Soleil tournoit sur son axe , etcela avant qu’on l’eût observé; et il pensa que ce mouvement de ro-tation devoit être la cause du mouvement des planètes autour du So-leil. Voici ce qu’on trouve dans sa nouvelle Physique céleste , im-primée au mois d’avril 1609, avant les premières observations destaches du Soleil ( 3223 ) : Modum etiam definivi argumentes talentut Su/, manensquidem sua loco, rotetur tamsnseui/i tor/io.... trans*Tome J JJk ' Q q