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Tome troisieme.
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,012 ASTRONOMIE, L I Y, XX.

« par une même circonférence ; mais quand on est h la surface de« la Terre , le rayon mené au centre du globe lunaire ne passe point« à l’endroit de la surface de la Lune où passe la ligne des centres ,« si ce n’est dans le cas où la Lune est au zénit. Quand elle se leve« ou se couche, le point de la surface où tombe le rayon visuel est« plus haut que le point où passe la ligne des centres ; et par consé-

quent l’on voit alors une portion de i hémisphère de la Lune vers« le bord supérieur, et l’on perd vers le bord inférieur une pallie« de l’hémisphere de la Lune que l’on verroit du centre de la Terre ;« et parceque la partie de la circonférence de La Lune que l'on voit« est au-dessus de la Lune quand elle se leve , et au-dessous quand« elle se couche, il en doit résulter une différence assez sensible«pour qu’on voie certaines taches, ou du moins quelques parties« remarquables de la Lune, paraître et disparoître. On doit obser-« ver une variation semblable dans la partie boréale et australe<c du disque lunaire, suivant que la Lune est dans l’un ou l’autre« ventre xlu Dragon ( c’est-à-dire dans ses limites ) ; car si elle est«au nord, nous appercevons au midi de son hémisphère quel-« ques parties nouvelles , tandis que les parties septentrionales« disparaissent 1 “h Nous sommes assurés parle Recours des lunettes« que ces conséquences ont lieu réellement ; en effet, il y a dans la« Lune deux taches dontTune estversleCorus(ou au nord-nord-ouest),« quand la Lune est dans le méridien 1 b) ; l’autre lui est presque diamé-« traie ment opposée ; la première se voit même sans lunette , mais« non pas la seconde; la première est une petite tache ovale séparée« des autres grandes taches ; la seconde est encore plus petite, égale-« inent isolée , et située, dans un espace assez clair. On observe« d’une maniéré sensible dans ces deux taches les variations dont« nous venons de parler; on voit l’une se rapprocher du bord de la« Lune quand l’autre s’en éloigne, de maniéré que la distance de« la tache qui est vers le Corus est quelquefois double de ce qli’elle« est dans d’autres temps par rapport au bord de la Lune ; 1 autreo tache étant plus près du bord, la différence est plus sensible, et

(*> Quoique le fait soit vrai, ce n’étojt pas une conséquence du principe queGalilée avoit établi sur la ligne des centres , comme il paraît le supposer ; il fal-lait , pour expliquer ce phénomène, dire que la Lune présentoit la même face ayn même point du ciel infiniment distant, lorsqu’elle étoit à même longitude,soit au nord, soit au sud de l’écj/ptique, ce qui a lieu effectivement ( 0298 ).

< b t C’est celle qui est appetlée Mare Crisium , et l’autre Grimaldi ; la pre^iere marquée H , et la $etfonde n° 1, dans la planche XL.

miere marquée H , et la $e^onde

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