336 ASTRONOMIE, LI y. XX.
pag. 407)- En *691 on vit jusqu’à 7 ou 8 bandes obscures fortprès les unes des autres ; quelquefois on n’en distingue qu’une oudeux : M. Herschel m’a dit en avoir vu jusqu’à 40. En 1773, on envoyoit beaucoup; Jupiter étoit périhélie et périgée ou le plus prèsde nous qu’il fût possible.
Hevelius , dans 'sa Sélénograpliie , remarqua que ces bandesétoient sensiblement parallèles à l’écliptique. Cassini reconnutqu’elles étoient plutôt parallèles à l’équateur de Jupiter; mais cetéquateur différé très peu du plan de l’écliptique. Cassini écrivoit,le 13 octobre i665, à l’abbé Falconieri que les ombres des satellitesavoient cette année-là un mouvement parallèle aux bandes de Ju-piter, qui étoit alors dans les nœuds des satellites ; d’où il concluoitque les orbites des satellites étoient parallèles aux cercles desbandes , et l’équateur de Jupiter dans le même plan que les orbitesdes satellites incliné d’environ 3 ou 3° sur l’orbite de Jupiter; maiscette inclinaison ne pouvoit s’observer avec précision. M. de laPlace, par la théorie des satellites , qui en dépend un peu, la trouve3° 13 ' 34 "- L’inclinaison étant si petite , il doit y avoir dans cetteplanete une espece d’équinoxe général et perpétuel.
3347. La durée de la rotation de Jupiter , indiquée par de pe-tites taches dont Cassini observa le mouvement, parut de 9 h 55 ' 5 o";et lorsque Maraldi revit en 1713 la tache qui depuis 5o ans avoitdisparu et reparu plusieurs fois, il trouva la durée de cette rota-tion 9 h 56', précisément comme Cassini l’avoit trouvée en i,665.On peut voir , au sujet des taches de Jupiter et des variations de sesbandes, différens mémoires de Cassini el de Maraldi ( Mém. acad.1699, 1708, 1714; anciens Mém. T. II, pag. 104; T. X, pag. 1 ,5i3et707).
M. Herschel a trouvé différens résultats pour la durée de la rota-tion depuis 9 h 5i' 46" jusqu’à 9 h 55 ' 40' : il regarde ces tachescomme des nuages que les vents transportent, et il en donne lesligures, Philos. Traris. 17S1. M. Schroeler, en 1787, a trouvé 9 h 55'33",6 : il a remarqué les mêmes variétés même dans l’espace dequelques jours , et la vitesse des taches lui a paru différente à diffé-rentes déclinaisons : il les regarde aussi comme appartenantes àl’atmosphere de Jupiter (Journal de pliys. février 1788 ; Astrono-mischen Entdeckungen , Berlin 1788, in~ 8° ).
3348. Saturne est trop éloigné de nous pour qu’on ait pu obser-ver sa rotation. Cassini ne put y appercevoir, avec ses plus grandeslunettes, de points assez remarquables pour vérilier ce mouve-
'nient; nous avions cependant quelque raison de le présumer
(3373