' 49 6 ASTRONOMIE, LIV. XXII.
S ue les points G et C vus du centre O. SI le point G parcourt unegré du cercle GQ , la position de la ligne CG, qui fait avec OGun angle constant, changera aussi d’un degré ; or le changement desituation de la ligne CG forme un mouvement angulaire du point Gautour du centre C, puisque la ligne qui les joint ne reste point pa-rallèle à elle-même; donc ce mouvement aura été d’un degré. Lemouvement total et absolu du point G est composé de ce mouvementangulaire autour du centre C, et du mouvement de ce centre autourde O ; mais il n’y a que le mouvement angulaire autour du centre C ,et du diamètre E C F, qui exige une force capable de retenir le cor-puscule dans le plan de son cercle; car le mouveriient, qui est com-mun au centre C et à toutes les parties de la circonférence, ne changerien au mouvement du corpuscule dans son cercle ; donc le mouve-ment angulaire du point G autour de son centre C, dans la nouvellehypothèse du centre mobile , étant le même que lorsque le centre Cétoit supposé immobile, la force nécessaire pour y retenir le corpus-cule G sera encore la même. Il est donc certain que les forces paral-lèles à PCO, ou perpendiculaires au plan du cercle GEH, qui sont né-cessaires pour retenir les particules dans son plan, seront toujourscomme les distances au diamètre GH ou au plan PIIBQ, dans lequelse faille mouvement de l’axe ( 3713), ainsi que dans le cas de l'ar-ticle 37r5, quelle que soit la distance du parallèle GEHF au centre Oet à l’équateur QR, c’est-à-dire quelle que soit la latitude du parallèletérrqstre GEHF. Nous pouvons donc supposer que toutes les partiesde la Terre sont sollicitées par une force parallèle à l’axe , qui, sousl’équateur, est 2 r$ dans les extrémités du diamètre autour duqueltourne l’équateur , et qui est toujours proportionelle à la distance dechaque particule au plan dans lequelle mouvement est le plus grand,ou au plan d’un méridien perpendiculaire à ce même diamètre.
3718. Concevons un fluide liomogene tournant uniformément au-tour de l’axe PB , sous la forme d’un sphéroïde aplati, QR étant lediamètre de l’équateur, tandis que l’axe lui-même tournera de la ma-nière expliquée ci-dessus (3710), par un mouvement de P en Q, sup-posé =r: les particules du fluide, pour rester en équilibre chacunedans le plan de leur parallèle, doivent être sollicitées parallèlement àl’axe , ou perpendiculairement à l’équateur, par des forces qui soientcomme les distances au plan du méridien PIIBQ, et il faut que laforce soit 2 r$ dans le point A de l’équateur Q AR, qui est situé surle diamètre OA, autour duquel se fait le petit mouvement de l’équa-teur. Voyons quelle est la force totale qui eu résulte , afin de pouvoircomparer cette force avec celle du Soleil, dont nous avons trouvél’expression (3708). , ^719