6o8 ASTRONOMIE, LIV. XXIII.
grande de i3 6 toises que leur distance mesurée immédiatement sur
la surface courbe de la Terre.
4058. Pour avoir la position des méridiens et des parallèles surune carte, on a recours à des projections ( 1810 ). On peut voir surles projections en général, Guide Ubalde, Clavius, Aguillon, Tac-quet, la Caille , Mémoires de x 744-
4059. La projection la plus simple de toutes estla projection ortho-graphique ( 1810 )•, mais elle est très défectueuse pour les cartesd’une certaine étendue, parceque les sinus verses devenant très pe-tits vers les bords de l’hémisphere, les arcs y sont représentés parde trop petites lignes : on ne peut s’en servir que pour les cartes desrégions circompolaires ou pour les pays qui ont peu d’étendue.
4060. La forme la plus commode pour les cartes qui doivent conte-nir une grande partie du globe , et sur-tout pour les mappemondes ,celle qui défigure le moins la forme naturelle des continens, est laProjection stêréographique (1811,2111); c’est celle dont Ptolemées’est servi dans son astrolabe (a) : on en voit un exemple dans la map-pemonde de la figure i33 ( planche xv ), on s’en sert également dansles planisphères célestes. Les quatre parties du monde de Guillaumede l’Isle , et beaucoup d’autres cartes importantes , sont faitessur cette projection; les méridiens et les parallèles y sont repré-sentés par des cercles qui se coupent à angles droits commesur le globe ; mais les distances linéaires y sont toutes diminuées ouraccourcies , excepté seulement à la circonférence de la projection.Les degrés aux environs du centre de la carte sont réduits à la moi-tié , en sorte que les surfaces qui devraient être les mêmes, commesur le globe, y sont quatre fois moindres que sur les bords.
On suposé que l’oeil est placé à la circonférence même du globedans la partie supérieure, et qu’il regarde l’hémisphere inférieuren rapportant tous les points de cet hémisphère sur le plan du grandcercle perpendiculaire au diamètre sur lequel l’œil est placé.
4061. Par exemple, l’astrolabe planisphère de Ptolemée ou l’astro-labe polaire est une proj ection du globe faite sur un plan parallèle àl’équateur, par des lignes tirées d’un des pôles ; les méridiens y de-
( ») Le véritable astrolabe de Ptolemée étoit armillaire ( 2279 ) ; mais on a aussidonné ce nom à son planisphère. On appelloit météoroscope en i5oo cet astro-labe ou planisphère , qui servoit à trouver les circonstances du mouvement:diurne ( Schoner i55i ). Gemma Frisius l’appelloit astrolabium catholicum;on en trouve la description dans beaucoup de livres, tels que le Cosmolabe deBesson, 1567; Adriani Metii Opéra astronomica ; Clavii Astrolabium ; Usagedes astrolabes, Bion, 1702. C’est en ce sens que le mot d’astrolabe est employédans la plupart des auteurs du seizième et du dix.-septieme siecle.
viennent